Le 28 février 2026, Sarah Lebailly, féministe et cofondatrice du collectif Les mères déters, a interpellé les candidats aux municipales à Nantes. Son engagement vise à éclairer la situation des mères isolées, souvent confrontées à des défis extrêmes.
À 39 ans, Sarah a cofondé ce collectif en 2024 avec l'objectif de soutenir ces femmes souvent oubliées. “Elles éduquent leurs enfants seules, souvent dans l'ignorance de leurs droits et des ressources disponibles”, explique la militante. Son implication est motivée par des témoignages poignants de femmes victimes de violences et d'autres formes de discrimination, que ce soit racisme ou violence économique.
Lors de cette rencontre, elle a partagé quelques récits déchirants. “Certaines vivent un calvaire. Ce n'est pas seulement une question d'argent, mais aussi d'accès à l’information et aux ressources juridiques. Le soutien psychologique fait aussi cruellement défaut”, ajoute-t-elle.
Les élections municipales approchant, la demande pour des engagements concrets des candidats se fait de plus en plus pressante. Selon une étude menée par l'INSEE, 30% des mères isolées en France vivent sous le seuil de pauvreté. “Ces chiffres devraient alarmer nos élus”, insiste Sarah.
Des voix s'élèvent pour plaider en faveur de politiques publiques renforçant le soutien aux familles monoparentales. “Nous devons garantir un accès égalitaire à l'éducation, aux soins et au soutien psychologique pour ces femmes courageuses”, explique un expert en sociologie à l’Université de Nantes.
Le message de Sarah Lebailly résonne comme un appel à l’action, incitant les élus à prendre des mesures immédiates pour alléger le fardeau des mères isolées et à garantir des droits fondamentaux. “Le changement commence par des choix politiques audacieux”, conclut-elle.







