Le décor se tend à Houilles (Yvelines) alors que la bataille judiciaire prend de l'ampleur. Dans un contexte déjà fragile à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars, l'ancienne première adjointe, Elsa Simonin, est au cœur d'une polémique concernant des enregistrements réalisés en mairie. Accusée d'avoir espionné d'autres élus, elle défend sa posture avec vigueur, faisant un appel à la justice suite à des "pressions subies" et dénonçant des "malversations" au sein de l'administration locale.
Elsa Simonin fait face à des allégations selon lesquelles elle aurait procédé à des enregistrements clandestins de plusieurs membres de la majorité, le tout à l'insu de ces derniers. Le maire sortant, Julien Chambon, qualifie ces actes de "pratiques de voyous" destinées à nuire à l'équipe municipale, dont la stabilité a déjà été compromise avec une quinzaine de départs sur 29 élus depuis 2020.
Ne souhaitant pas alimenter les débats électoraux, la principale protagoniste a choisi de communiquer via son avocat, Me Maxime Bailly, pour clarifier sa position. Ce dernier souligne que Simonin a entendu les préoccupations d'agents municipaux quant à la gestion municipale et a voulu agir pour défendre l'intérêt général.
Le procureur de la République saisi par l’ex-élue
Suite à ses révélations, l'ancienne adjointe a également saisi le procureur de la République, en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale, pour dénoncer des irrégularités présumées dans l'administration de la ville.
En déposant sa propre plainte, elle affirme être victime de pressions et demeure déterminée à faire valoir ses droits. Elle a sollicité une protection en tant que lanceuse d'alerte auprès du Défenseur des Droits. "Sereine" devant la justice, elle est convaincue que les comportements inappropriés portés à sa connaissance seront pris au sérieux.







