Un collégien de 14 ans a été placé en garde à vue après avoir poignardé sa professeure d'arts plastiques dans le collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer. Ce mercredi, il a reconnu avoir prémédité son agression, exprimant des regrets sur ses actes. Il devrait être présenté ce jeudi pour une mise en examen pour tentative d’assassinat.
Un acte réfléchi
Lors de son audition, le jeune garçon a révélé avoir pris un couteau dans la cuisine de sa maison, affirmant qu'il avait « trop de haine » pour agir ainsi. Selon le procureur de Toulon, l’adolescent reprochait à sa professeure d’avoir noté plusieurs incidents le concernant sur l’application « pronote », ce qu'il considérait comme injuste.
Ce n'était pas un geste impulsif. En effet, le jeune collégien avait envisagé d'agresser sa professeure la semaine précédente, amenant un couteau à l'école sans passer à l'acte à cause de ses craintes. De plus, des sources proches de l’enquête, comme ICI Provence, rapportent qu'il avait consulté des informations sur la peine encourue par un mineur pour de tels actes.
Des regrets et une profonde détresse
Malgré la gravité de son acte, l'adolescent a avoué ressentir « une grosse haine » envers lui-même, plus qu'envers sa professeure. Il a même pleuré et s'est infligé des blessures psychologiques après les faits, soutenant que des camarades avaient été témoins de son désespoir.
À l’heure actuelle, il n'y a aucune indication de radicalisation. Les perquisitions n’ont révélé aucun signe de dérive extrémiste, bien qu’il ait été trouvé en possession de plusieurs armes blanches qu'il considérait comme « stylées ».
Des conséquences juridiques graves
Le jeune garçon, qui se trouve en garde à vue, sera présenté pour une mise en examen pour tentative d’assassinat, un acte qui pourrait entraîner une réclusion criminelle à perpétuité, réduite à 20 ans pour les mineurs de moins de 16 ans. Le parquet de Toulon envisage également de demander son placement en détention provisoire, soulignant que l’adolescent n'avait pas d'antécédents judiciaires.
En ce qui concerne la professeure, elle a subi une opération chirurgicale à l'hôpital Sainte-Anne de Toulon, mais son état est jugé préoccupant. Cette situation tragique met en lumière non seulement la violence à l'école, mais aussi la détresse psychologique que certains jeunes peuvent ignorer jusqu'à ce qu'il soit trop tard.







