Le 18 janvier 2026, à Gignac-la-Nerthe, un jeune homme de 24 ans, Nicolas C., se retrouve au cœur d'une affaire tragique, poussée par une nécessité de survie. Son avocat évoque ce que l'on peut appeler un dossier de la misère, soulignant que son client a accepté de trafiquer de la drogue en échange de 400 euros. Cette situation précaire ne doit pas être sous-estimée, comme le rappelle l'avocat : "Il était pris à la gorge, il fallait manger. C’était une question de survie."
Lors de la première comparution, Nicolas a été condamné à 8 mois de sursis ainsi qu’à 800 euros d’amende. Cependant, le juge des libertés et de la détention, inquiet de sa capacité à s’acquitter de cette somme, l'a finalement renvoyé devant le tribunal pour une comparution immédiate.
Surpris par les procédures, Nicolas a fait une demande inhabituelle : celle d'être placé en détention provisoire. Sa justification était simple : n'ayant pas les moyens de payer son retour en bus à Marignane pour récupérer sa voiture, il préférait avoir un "toit et à manger" pendant quelques jours. Cette volonté de faire face à une improbable situation a laissé les responsables perplexes.
Actuellement sans domicile fixe, Nicolas survit avec un maigre budget de 450 euros par mois, vivant dans sa voiture. Ancien pompier volontaire, il lutte pour s'en sortir après plusieurs années de déboires. Comme le rapportent plusieurs sources locales, c’est par le biais des réseaux sociaux qu’il a été approché pour céder à la vente d'un lot de drogue, incluant 58 g de cocaïne et divers produits dérivés. Face à la nécessité de se renflouer, Nicolas a accepté l'offre, ignorant les conséquences qui en découleraient.
Le jour de l'arrestation, les forces de l'ordre ont saisi un total de 58 g de cocaïne, 270 g de résine de cannabis et 30 g d’herbe, tout prêt à être vendu. À son procès, il a été condamné à un an de prison avec sursis probatoire de deux ans. Toutefois, malgré les circonstances, le tribunal a décidé de restituer son véhicule et son téléphone afin de l'aider à retrouver un emploi.
Ce récit soulève des questions importantes sur la précarité qui touche de nombreux jeunes en France, souvent contraints d'agir sous la pression de la survie. Les experts en politiques sociales soulignent la nécessité de mettre en place des solutions pérennes pour sortir ces jeunes de la spirale de la drogue et de la pauvreté.







