Le 5 janvier, Johanna Rolland, maire de Nantes, a rencontré des membres de collectifs de victimes d'agressions sexuelles provenant de deux établissements scolaires privés, à savoir Saint-Stanislas et Angreviers. Cette rencontre a duré près de deux heures et a abouti à des échanges riches et parfois déchirants concernant les violences physiques et sexuelles persistent au sein de ces institutions réputées.
Les victimes, qui ont souffert en silence, ont exprimé leur indignation face aux manquements des autorités compétentes quant à la prise en charge de leurs histoires. L'évêque de Nantes a récemment été interpellé par ces révélations qui rappellent les allégations de violences sexuelles dans le secteur scolaire catholique à travers le pays. Ouest-France a rapporté que ces comportements inacceptables persistent sous un vernis d'autorité et de respectabilité.
Les porte-paroles des collectifs ont exprimé leur espoir que cette rencontre soit un tournant dans la reconnaissance de leurs souffrances. Ils ont reçu l'assurance d'actions concrètes de la part de la municipalité, ce qui leur a redonné un semblant de confiance. Cependant, beaucoup restent sceptiques quant à la volonté réelle des institutions de rompre avec le silence qui gêne depuis trop longtemps.
Des experts en protection de l'enfance soulignent l'importance d'une prise de conscience collective face à ces problématiques. Dans une récente étude de l’association Oser l'Égalité, il est dit que plusieurs facteurs, comme la culture du silence et la peur de la honte, empêchent souvent les victimes de s'exprimer et de chercher du soutien.
Ces discussions à Nantes sont essentielles ; elles montrent qu'il est crucial d'aborder ces sujets sensibles pour ne pas répéter les erreurs du passé. La parole doit être donnée aux victimes, et des mesures doivent être mises en place pour que cela ne se reproduise jamais.







