Lunettes brisées, disputes houleuses et cris angoissants : l'affaire Jubillar s'épaissit alors que la cour d'assises a reconnu Cédric coupable du meurtre de sa femme. Le peintre-plaquiste avait jusqu'alors seulement laissé un faisceau d'indices, mais sa confession révélée le 6 juillet marque un tournant décisif avant son procès en appel prévu en septembre.
Delphine Jubillar a mystérieusement disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, alors que le couple était en instance de divorce. Bien que son corps n'ait jamais été retrouvé, plusieurs éléments ont conduit à la condamnation de Cédric à 30 ans de réclusion. Voici un aperçu des indices déterminants.
• Des lunettes brisées
La seule paire de lunettes de Delphine a été trouvée en trois morceaux dans la cuisine. Des experts ont suggéré que les dommages pourraient avoir été causés par un coup de poing. Un détail que Cédric a tenté d'éluder en clamant son innocence.
• Une dispute nocturne rapportée
Leurs enfants ont témoigné avoir entendu une dispute depuis leur chambre. Cédric rejette la faute sur la confusion de son fils quant à la date, insistant sur le fait qu'il n'y avait pas de conflit cette nuit-là.
• Des cris dans la nuit
Deux voisines ont attesté avoir entendu des cris de femme et des aboiements d’animaux. Cédric, cependant, prétend qu'il ne s'agissait pas de son foyer. Une déclaration qui semble contredite par le témoignage des voisins.
• Un stationnement suspect
Des témoins affirment que Delphine garait toujours sa voiture dans un sens précis. Cependant, le véhicule était trouvé garé dans l'autre sens le matin, ce qui a suscité des doutes quant à son utilisation cette nuit-là.
• Les animaux dehors
Cédric a suggéré que Delphine avait promené les chiens tard dans la nuit. Cependant, de nombreux témoignages indiquent qu'elle n'était pas du genre à sortir les chiens la nuit, une assertion corroborée par des détails matériels tels que l'absence de lampe torche.
• Les confessions en prison
Il a été rapporté que Cédric a fait des commentaires en détention sur la façon dont il aurait enterré Delphine. Ces déclarations ont été interprétées par certains comme des aveux, bien qu'il les ait qualifiées de blagues.
• Un aveu post-condamnation
Peu avant son appel, Cédric a adressé une lettre à son avocat dans laquelle il avoue son crime, détaillant sa volonté de dire où se trouve le corps. Me Pierre Debuisson a déclarée à La Dépêche du Midi qu'il sentait que Cédric avait besoin de parler, mentionnant un besoin profond de se libérer de son fardeau.







