Près de 30 ans après la mise au jour d'un corps démembré flottant dans la Seine, l'affaire de la disparition de Corinne Di Dio connaît un nouveau chapitre devant la cour d'assises des Yvelines. Marie-Thérèse Garcia, 79 ans, surnommée 'Ma Dalton', est accusée de meurtre, enlèvement et séquestration de sa belle-sœur. Le procès débute aujourd'hui, le 16 juin 2026, pour une durée prévue de trois semaines.
Le 28 juin 1995, un pêcheur fait une découverte macabre en apercevant une malle métallique sur la Seine, alertant ainsi les autorités. À l'ouverture de celle-ci, les forces de l'ordre constatent la présence de plusieurs parties humaines, rendant l'identification impossible.
Les premières investigations
Malgré un début d’enquête difficile, les enquêteurs finissent par établir des liens avec Corinne Di Dio, une mère de famille disparue d'une trentaine d'années à l'époque. Les soupçons se portent alors sur Marie-Thérèse Garcia, perçue comme une figure imposante dans sa famille, qui attire toute l’attention des enquêteurs.
Un spectaculaire retournement
Antonio Marquez-Gomez, l'ex-compagnon de Corinne, est également dans le viseur. Après un statut de non-lieu en 2000, une nouvelle piste est ouverte lorsqu’en 2004, la fille de Garcia se présente à la police avec un témoignage troublant. Elle prétend avoir surpris sa mère discutant de la planification du meurtre avec Marquez-Gomez. Les déclarations de ce dernier évoquent un acte de vengeance, alimentant encore plus l'intrigue.
Des preuves récentes remettent tout en question
L'affaire dormant pendant près d'une décennie, un rebondissement survient en 2023, lorsque des écoutes téléphoniques durant une enquête distincte mettent à jour des déclarations compromettantes de Garcia. Cette nouvelle preuve relance le dossier, entraînant la découverte de cheveux potentiellement liés à la suspecte dans la malle. De plus, les comparaisons des preuves ADN s’avèrent inconclusives jusqu'alors.
Une détention controversée
Marie-Thérèse Garcia, actuellement la détenue la plus âgée en France, conteste les accusations. Son avocat fait pression sur les conditions de détention et réclame une révision de la détention prolongée sans verdict. "Enfermer une octogénaire sans jugement pendant presque trois années est une aberration", a-t-il affirmé sur BFMTV.
Le procès se tient dans un contexte de forte attention médiatique et populaire, alors que des témoignages perspicaces sont attendus pour établir la vérité dans l’une des affaires criminelles les plus troublantes de ces dernières décennies. Le verdict, prévu le 3 juillet, pourrait apporter un dénouement tant attendu.







