Invité sur Franceinfo, Hubert Bonneau, directeur général de la gendarmerie nationale, a évoqué avec une grande préoccupation le décès tragique de Lyhanna. En soulignant qu'une plainte déposée en 2025 contre le principal suspect était restée sans réponse, il a déclaré : "Cette affaire est un échec pour nous".
« Chaque heure qui passe, nous recevons en moyenne quatre plaintes de mineurs », a-t-il rajouté en décrivant la réalité des opérations au sein de la gendarmerie. Ce constat s’inscrit dans un contexte alarmant où le nombre de plaintes pour violences sexuelles a presque doublé depuis 2019. Selon les chiffres, on est passé de 28 000 à 50 000 plaintes en l’espace de quelques années, avec 65 % des plaintes concernant des mineurs.
Alors que les effectifs de la gendarmerie ont été renforcés avec plus de 4 000 personnes supplémentaires, Hubert Bonneau insiste sur l'absence d'une organisation adéquate, affirmant qu'il existe un "sujet majeur d'organisation" et la nécessité d'"adapter nos services". La lenteur et les manquements de réactivité face à la montée des plaintes soulèvent des inquiétudes parmi les experts et les effectifs sur le terrain.
Ce constat préoccupant a provoqué un tollé et a appelé à des réformes nécessaires. Jean-Pierre, un ancien enquêteur, a partagé son avis : "Nous devons revoir notre approche pour répondre à la violence faite aux enfants et adolescents efficacement".
En ligne avec ces préoccupations, des voix au sein de la société civile appellent à une urgence dans l'évaluation et la modernisation des programmes de formation des gendarmes afin d'assurer une meilleure prise en charge de ces cas sensibles.







