Près de 1 000 personnes ont convergé vers les marches du tribunal judiciaire de Pau ce lundi, ainsi qu'à Tarbes, pour honorer la mémoire de l'adolescente tragiquement disparue, Lyhanna. Des rassemblements similaires ont eu lieu à Oloron-Sainte-Marie, soulignant un sentiment partagé d'indignation face à l'inefficacité des institutions judiciaires. Comme l'a rapporté ICI Béarn Bigorre, cet élan de solidarité a rassemblé des familles, des amis et des citoyens souhaitant dénoncer le manque de moyens dans la lutte contre les violences faites aux enfants.
Lyhanna a été retrouvée morte une semaine après sa disparition, un événement qui résonne tristement à travers la France et qui a soulevé des cris de désespoir parmi les manifestants, réclamant la fin de l'impunité pour les pédocriminels. Des pancartes comme "Lyhanna, nous ne t'oublions pas" étaient omniprésentes, témoignant de la peine des mères présentes. Une mère de famille, Audrey, a exprimé ses craintes : "On est des mamans angoissées. Nous n'avons plus confiance." Sa colère se dirige aussi vers la justice : "Chaque fois, on entend que les décisions n'ont pas été respectées. C'est inacceptable!"
Alix, une jeune maman de Pau, partage ce sentiment : "Les plaintes sont souvent classées sans suite. Je refuse que mon fils grandisse dans un tel environnement", a-t-elle déclaré, fermement déterminée à faire entendre sa voix. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a reconnu l'urgence de la situation en demandant un traitement prioritaire des infractions sexuelles sur mineurs, alors que 70 000 plaintes sont actuellement en attente. Source.
Les rassemblements pour Lyhanna ne sont pas seulement un hommage à une jeune vie perdue, ils constituent un cri d'alarme. La communauté exige des actions concrètes pour garantir la sécurité de tous les enfants et mettre fin à cette spirale de violence et d'impunité.







