Yassine El Azizi, un homme de 32 ans originaire de Tonneins, a été jugé en appel par la cour d’assises du Gers et condamné à 26 ans de réclusion criminelle pour des violences ayant entraîné la mort de la gendarme Mélanie Lemée. Ce verdict moins sévère qu’en première instance, où il avait écopé de 30 ans, suscite des interrogations.
Les faits remontent au 4 juillet 2020, lorsque Mélanie Lemée, gendarme âgée de 25 ans et ancienne championne militaire de judo, a été percutée par le véhicule de Yassine El Azizi, qui roulait à près de 150 km/h sur un barrage. L’accident a choqué l’opinion publique et a provoqué des réactions dans tout le pays.
Au cours du procès, Yassine El Azizi a plaidé qu’il n’avait pas vu la gendarme, un argument contesté par l’accusation qui a avancé que son comportement, alors qu’il tentait de fuir une patrouille de gendarmerie, était une forme de violence volontaire. L’avocat général, Pierre Sennès, avait auparavant requis le maintien de la peine de 30 ans, soulignant la gravité des actes de l’accusé.
Un passé en pointillé
Il est intéressant de noter que lors de cette soirée tragique, El Azizi était sous l’emprise de substances, ayant transporté 160 grammes de cocaïne. Les circonstances entourant son souhait de fuir la gendarmerie n'ont pas été suffisamment explorées lors de l’instruction, laissant de nombreuses questions sans réponse.
Les parents de Mélanie, Danielle et Christian Lemée, ont exprimé leur désir de tourner la page après un long parcours judiciaire, tout en s'engageant à préserver la mémoire de leur fille. Ils ont été profondément affectés par ce drame et restent mobilisés pour faire entendre leur voix dans les débats sur la sécurité routière et la lutte contre la drogue en France.
Ce verdict soulève de nouvelles réflexions sur la responsabilité des conducteurs en état d'ivresse ou sous substances et sur l'importance de sanctions appropriées pour les actes d'imprudence mortels. Des experts en droit pénal rappellent que les peines doivent refléter la gravité des actes, tout en tenant compte des circonstances atténuantes qui ont pu jouer un rôle dans la décision de la cour.







