Une opération d'envergure menée par la police bordelaise a conduit à l'interception de 1,7 tonne de protoxyde d'azote, le 2 juin dernier. Les suspects, trois jeunes adultes âgés d’une vingtaine d'années, ont été arrêtés dans des communes alentour tel que Cenon, Bruges et Artigues-près-Bordeaux.
Les agents de la Division de la criminalité territoriale (DCT) avaient initialement intercepté un convoi suspect en août 2025, annonce Sud Ouest. Quatre individus avaient alors été interpellés et, après une période de garde à vue, relâchés.
Au cours des investigations qui ont suivi, les enquêteurs ont pu identifier d'autres membres présumés du réseau. Pendant les perquisitions, ils ont mis au jour 24 100 euros en espèces, ainsi que du matériel lié à la distribution du substance prohibée, comprenant des bonbonnes et des ballons. Les trois suspects ont nié tout lien avec le trafic, malgré les preuves matérielles.
Cette affaire prend un relief particulier dans le contexte d'une législation récemment adoptée. Le protoxyde d'azote a été inclus dans le projet de loi Riposte, voté par le Sénat le 19 mai, interdisant sa vente aux particuliers. Ce délit d’inhalation vise à réduire les accidents liés à ce gaz, souvent utilisé pour ses effets euphorisants, mais qui peut s’avérer mortel dans certains cas.
Selon un spécialiste en santé publique, ces mesures sont « essentielles pour préserver la santé des jeunes, souvent cible des effets du protoxyde d'azote ». Les conséquences de l'inhalation ne sont pas à prendre à la légère, et les autorités peinent à contrôler ce marché noir.
Les enquêteurs continuent de suivre les pistes afin d'identifier d'autres membres potentiels du réseau, déterminés à lutter contre la distribution illégale de substances dangereuses dans la région.







