Stéphanie, la mère d'Elias, a exprimé sa colère face à l'institution judiciaire française qui, selon elle, a "claqué la porte au nez" de sa famille. Un an et demi après le meurtre tragique de son fils, alors âgé de 14 ans, elle déplore le refus des juges des enfants de rencontrer la famille, ce qu'elle considère comme une nécessité humaine et morale. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait déjà reconnu en juin 2025 des "dysfonctionnements" dans cette affaire, en ajoutant que "tout n'a pas été fait" pour assurer justice.
"L'institution judiciaire se moque de moi, d'Elias et de notre famille", a-t-elle déclaré sur BFMTV.
Stéphanie évoque un mépris de la part des magistrats envers sa famille, qu'elle décrit comme "unie" et avançant avec "force et honneur" malgré la tragédie. "Nous allons exiger que cette rencontre ait lieu", a-t-elle insisté.
Agressé pour son portable
Elias a été agressé le 24 janvier 2025 dans le 14e arrondissement de Paris par deux jeunes qui lui ont volé son téléphone. Il a succombé le lendemain à une hémorragie interne causée par ses blessures. Ce drame a relancé le débat sur la justice des mineurs, notamment sur le port d'armes blanches en milieu urbain. Le coup mortel a été infligé à l'aide d'une arme de type "Zombie Killer" de 45 cm, tandis que son agresseur présumé a été identifié comme ayant également porté une hache.
Les deux suspects, âgés de 17 et 18 ans, ont été mis en examen pour "extorsion avec violences ayant entraîné la mort" et "violence sur un mineur de 15 ans sans incapacité". Ils sont actuellement en détention provisoire.
Ce tragique incident soulève des questions essentielles sur la sécurité des jeunes dans les rues de Paris, et de nombreux citoyens appellent à une réforme urgente du système judiciaire sonnant l'alarme sur la nécessité d'accroître la protection des mineurs contre la violence.







