La Norvège et la France ont scellé un partenariat pour créer une équipe d’enquête destinée à coordonner leurs actions concernant un couple de diplomates accusés de « corruption aggravée » et « complicité de corruption aggravée » liés à Jeffrey Epstein.
Alors que le couple refuse d'admettre toute culpabilité, la police norvégienne a établi une coopération officielle avec ses homologues français pour servir au mieux l’enquête contre Mona Juul, diplomate, et son époux, Terje Rød-Larsen. Ces derniers sont suspectés d'avoir entretenu des relations compromises avec Epstein, connu pour ses activités criminelles. Cette initiative a été rapportée par le *Parisien*, qui précise que les autorités norvégiennes cherchent à élucider des allégations d'avantages octroyés en lien avec leurs fonctions officielles.
Une équipe de travail conjointe (JIT) a été mise sur pied entre Økokrim, la police norvégienne spécialisée dans la criminalité financière, et les forces de l'ordre françaises. Cette approche vise à fluidifier les échanges d’informations, évitant ainsi la nécessité de demandes d’entraide judiciaire à chaque fois qu'un renseignement est requis.
Enquête ouverte en février
Comme l'a souligné la procureure Marianne Bender, « cette JIT va renforcer l'efficacité de la coopération internationale ». L'enquête, qui a débuté en février, se concentre sur le rôle de Mona Juul, ancienne cheffe de section au ministère norvégien des Affaires étrangères et ambassadrice au Royaume-Uni, période durant laquelle le couple a été lié à Epstein, selon des documents récemment dévoilés.
Les deux personnalités avaient été déterminantes dans les négociations secrètes israélo-palestiniennes aboutissant aux Accords d’Oslo dans les années 90. La police examine plusieurs éléments, y compris l'achat en 2018 d'un appartement à Oslo à un prix comportant une sous-évaluation par rapport au marché habituel, ainsi qu'un voyage à l’île d’Epstein en 2011 et le financement de services d'aide à domicile pour Rød-Larsen.
En parallèle, des enquêtes ont été lancées en France pour vérifier d’éventuelles infractions financières touchant plusieurs personnalités, dont l’ancien ministre Jack Lang et son épouse Caroline, ainsi que le diplomate Fabrice Aidan, dont les noms ont émergé dans les documents liés à Jeffrey Epstein.







