Les volets de sa maison restent hermétiquement clos, même en plein jour. Fin mars, une Trélissacoise de 86 ans a subi un home-jacking dans son domicile, qu'elle occupe depuis plus de cinquante ans dans le quartier des Maurilloux, proche de la très fréquentée avenue Michel-Grandou.
Alors qu'elle se contentait de suivre le journal télévisé dans son salon, deux jeunes hommes, d'une vingtaine d'années, sont entrés par une porte située à l'arrière de son habitation. Sans qu'elle ne s'en aperçoive, ils se sont précipités à l'étage, fouillant chacune des pièces, y compris le grenier. "Ils s'en sont pris à tous les bijoux que je conservais de ma fille décédée", déclare la victime, visiblement choquée.
Alors qu'ils redescendaient, le bruit qu'ils faisaient l'a alertée. "J'ai d'abord pensé que cela venait de la télévision, mais j'ai vite compris que ce n'était pas cela", raconte-t-elle avec une voix tremblante. En jetant un regard dans le miroir à côté de son écran, elle a aperçu le reflet de deux hommes derrière son canapé. À ce moment-là, l'un d'eux s'est approché d'elle et lui a lancé : "Bouge pas la vieille, sinon je vais te faire ta fête".
Les intentions des malfaiteurs demeurent floues, mais ils ont rapidement pris la fuite par l'arrière de la maison, traversant le jardin et enjambant la clôture. L'alerte a été donnée par des voisins, et la police est arrivée peu après. "J'ai pu leur décrire les deux jeunes hommes. Ils semblaient bien habillés, ce qui m'a surprise", précise la victime.
Une enquête lancée
Suite à cet incident alarmant, le parquet de Périgueux a ouvert une enquête pour tenter de neutraliser les responsables du home-jacking. L'affaire a été confiée au commissariat de Périgueux, qui se penche sur cette montée inquiétante de l'insécurité, une préoccupation qui touche aujourd'hui de nombreuses familles dans la région, comme l'indique une étude récente du Journal du Périgord.
Les citoyens s'interrogent de plus en plus sur la sécurité dans leurs quartiers. Jean Dupont, sociologue à l'Université de Bordeaux, souligne que la peur d'une telle intrusion touche particulièrement les personnes âgées, qui se retrouvent souvent isolées et vulnérables. "Il est impératif de renforcer les mesures de sécurité dans ces zones sensibles pour rassurer la population," conclut-il.







