Ce dimanche, le 1er mars, Maersk, armateur danois de premier plan, a déclaré la suspension immédiate de tous les passages à travers le détroit d'Ormuz en raison de l'aggravation des conditions de sécurité au Moyen-Orient, marquées par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran. Cette décision intervient alors que les tensions militaires ont franchi un nouveau seuil avec l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Dans son communiqué, Maersk a précisé : "Nous suspendons, jusqu'à nouvel ordre, tous les passages de navires par le détroit d'Ormuz. Cela pourrait entraîner des retards et modifications des itinéraires pour les services desservant le Golfe persique." Un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié transitent par cette route maritime essentielle. Les organes militaires iraniens, notamment les Gardiens de la Révolution, avaient antérieurement déclaré cette voie dangereuse pour la navigation, exacerbant les craintes mondiales concernant la stabilité de cette région clé, comme l’a rapporté le Parisien.
En parallèle, l'armateur français CMA CGM a aussi pris des mesures similaires en demandant à ses navires dans le Golfe de "se mettre à l'abri", suspendant ainsi le passage par le canal de Suez. Un porte-parole de CMA CGM a souligné : "Notre priorité absolue est la sécurité de nos équipes et de nos opérations." La suspension des traversées par le canal de Suez s'étend aux services ME11 et MECL, qui vont maintenant être détournés par le cap de Bonne-Espérance, implémentant un alourdissement supplémentaire pour les chaînes d'approvisionnement mondiales.
« Nous restons déterminés à minimiser l'impact sur les chaînes d'approvisionnement de nos clients et continuerons à les tenir informés de l'évolution de la situation », a ajouté le groupe Maersk.
Les événements récents au Moyen-Orient, prouvés par les escalades militaires, ont des répercussions non seulement sur l'industrie maritime mais aussi sur l'économie globale. Les experts estiment que les impacts de cette crise pourraient se faire sentir sur le long terme. L'analyse de données par des experts en géopolitique suggère que si la situation perdure, les prix du pétrole pourraient subir une hausse significative, affectant ainsi le marché mondial.







