En juin, le pays a enregistré une production moyenne de 1,56 million de barils par jour, soit 104% de son quota défini par l'Opep. Cela représente une avancée significative et un retour à un niveau de production que l'on n'avait pas vu depuis plus de six ans.
Le Nigeria, premier producteur de pétrole en Afrique, a réussi à intensifier sa production en renforçant sa lutte contre le siphonnage et les vols clandestins. Cette stratégie a même impliqué le recours à d'anciens militants, autrefois responsables de sabotages, qui ont été recrutés pour sécuriser les oléoducs et ainsi garantir une meilleure gestion des ressources.
Les entreprises locales s'affirment
La réduction de l'implication des grandes compagnies pétrolières internationales, souvent confrontées à des problèmes de pollution dans le delta du Niger, a permis à des acteurs locaux de s'imposer sur le marché. Ce changement a offert une nouvelle dynamique à la production nationale.
"L'augmentation des chiffres s'explique par la stabilité des opérations sur la majorité de nos sites et l'absence de perturbations sur les infrastructures pétrolières pendant cette période," a déclaré la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier amont (NUPRC).
Avec l'inclusion des condensats, la production totale a atteint 1,74 million de barils par jour en juin dernier. Le gouvernement nigérian maintient néanmoins un objectif ambitieux d'atteindre 2 millions de barils par jour.
Historiquement, la production pétrolière du pays a souffert du siphonnage clandestin, de la corruption et d'une gestion parfois déficiente. Les chiffres récents, néanmoins, sont encourageants, affichant le plus haut niveau de production brut depuis avril 2020.







