Les syndicats de la fonction publique renouvellent leur appel à la grève pour le 29 septembre, en réponse au refus de l’exécutif de revaloriser les salaires pour la troisième année consécutive.
Le 8 juillet, les représentants des huit organisations syndicales ont quitté unanimement une réunion avec David Amiel, le ministre des Comptes publics, en raison de la confirmation d’un gel prolongé du point d’indice. Le gouvernement justifie cette décision en avançant qu’une revalorisation de 1 % engendrerait un coût supplémentaire de 2,4 milliards d’euros pour l'État. Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, s'est montrée déçue, affirmant : « On ne s’attendait pas à un miracle, mais on espérait que le problème de la paupérisation des agents serait enfin pris en compte. »
Selon les syndicats, cela fait plus de dix ans que les salaires des fonctionnaires n’ont pas été ajustés à la hausse. En effet, durant le premier quinquennat de Macron, seule une augmentation de 3,5 % en 2022 a étéifiée, alors que l’inflation atteignait 6 %. Cette situation a pour effet de dévaloriser nos rémunérations, déplore une syndicaliste.
Par exemple, un enseignant gagnait 2,3 fois le SMIC dans les années 1990, contre seulement 1,2 aujourd'hui. Une majorité de 900 000 fonctionnaires se retrouvent avec un salaire inférieur au SMIC, et malgré le versement d'une indemnité référentielle, ces agents n'ont pas de perspectives d'évolution.
Une approche jugée insuffisante par les syndicats
Pour accompagner cette annonce, le gouvernement propose certaines mesures, telles que la reprise d’ancienneté pour les agents en mobilité et des possibilités de promotions pour les catégories C et B. Cependant, les syndicalistes assurent que ces mesures ne remplacent en rien une revalorisation généralisée des salaires. « Ni l’activation de l’indemnité différentielle, ni les mesures ponctuelles ne suffisent à compenser le gel du point d’indice », ont-ils précisé dans leur déclaration de fin juin.
Caroline Chevé appelle cette situation « irresponsable », d'autant plus que ces décisions interviennent en parallèle à des annonces de non-renouvellement de postes, fragilisant davantage les services publics. Elle conclut en soulignant la nécessité d'un investissement accru pour répondre aux enjeux contemporains tels que le réchauffement climatique et l'explosion des inégalités.







