Un nombre restreint de véhicules autonomes, sous la supervision de chauffeurs, parcourent déjà certaines rues luxembourgeoises et s'apprêtent à transporter leurs premiers utilisateurs. Ce projet, qui marque un tournant pour la mobilité autonome, se déroulera au Grand-Duché, avec un programme test d'une année.
Ces éducateurs virtuels commenceront par cinq robotaxis dans la ville de Bissen, qui compte 3 500 habitants, avant de s'étendre progressivement jusqu'à la capitale, Luxembourg, avec l'ambition d'affiner leur fonctionnement en milieu urbain densifié. L'objectif de cette étude est de tester l'adaptabilité des voitures autonomes dans un "laboratoire vivant" plutôt que sur un circuit fermé, faisant ainsi écho à l'ambition de Bolt d'opérer son premier test pilote de mobilité autonome.
Des tests aussi réalisés par Uber en Croatie et bientôt à Madrid et Munich
Les expérimentations ont pour but d'atteindre un niveau de préparation à la conduite sans chauffeur d'ici la fin du programme. En conformité avec la réglementation européenne, des conducteurs seront présents à bord pour superviser le fonctionnement des véhicules, bien qu’ils ne contrôlent ni le volant ni les commandes, se réservant la possibilité d'intervenir en cas de besoin.
Ce projet mettra l'accent sur la validation de la sécurité, des performances et de la conformité réglementaire des véhicules, qui sont des vans de la marque Stellantis, devenus autonomes grâce aux technologies développées par Pony.ai. Ce lancement coïncide avec la signature d'une déclaration commune à Luxembourg par 17 ministres des Transports européens qui promeut des "zones test" pour favoriser de telles expérimentations, comme l'a rapporté le ministre français des Transports, Philippe Tabarot.
"C'est essentiel de renforcer la collaboration transfrontalière et de penser européens face aux défis de la conduite autonome", a déclaré la ministre de la mobilité du Luxembourg, Yuriko Backes, tandis que son homologue allemand appelait à une harmonisation des régulations au niveau européen.
Bolt, fondée en 2013, espère étendre ses expérimentations à d'autres régions d'Europe d'ici 2026. Parallèlement, Pony.ai explore diverses possibilités avec Uber en Europe, qui accuse un certain retard face aux États-Unis et à la Chine sur le sujet de la conduite autonome.
Des tests ont également été lancés en Croatie, où une collaboration entre Pony.ai, Uber et la start-up locale Verne, soutenue par Rimac, a permis de faire circuler plusieurs robotaxis à Zagreb. À Madrid, le chinois WeRide a récemment annoncé son partenariat avec Uber pour tester cette technologie, avec des perspectives similaires à Munich avec la technologie développée par Momenta.
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