L'émotion est palpable et la frustration toujours vive. Ce lundi soir, près de 200 initiatives ont été organisées à travers la France à 19 heures pour rendre hommage à Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée sans vie dans un silo agricole du Gers. Les participants réclament des réponses et interpellent la justice. Selon Le Monde, ce mouvement a suscité une vague de solidarité inédite à l'échelle nationale.
Dans le Sud-Ouest, les principales villes ont été envahies peu à peu. À Sud Ouest, près de 400 personnes se sont massées sur les marches du tribunal de Périgueux, tandis qu'à Bergerac, des voix se sont élevées avec force en écho au désespoir de Vanessa, qui, comme de nombreux autres, a exprimé son indignation face à l'inaction concernant la protection des jeunes. Dans des tens de milliers de rassemblements, le message était clair : "C'est l'injustice de trop".
Plus jamais ça
En Gironde, le Parvis des Droits-de-l'Homme a vu près d'un millier de personnes se rassembler, scandant "Lyhanna, c'est l'injustice de trop", selon le témoignage de Caro, membre du collectif Enfantiste. Sur l'ensemble du territoire, la colère et l'incompréhension étaient palpables. À Libourne, 200 personnes ont crié pour que "plus jamais ça" ne se reproduise.
Sur les marches du palais de justice de Bayonne, environ 500 participants ont également exprimé leur indignation. À Saintes, la situation était similaire avec 350 personnes regroupées, témoignant d'une montée d'une colère calmement exprimée mais profondément enracinée. Les témoignages révèlent une population fatiguée et désabusée par un système qu'elle estime inefficace pour protéger les plus vulnérables.

Darmanin, démission
À Paris, le rassemblement prévu devant le ministère de la Justice a été déplacé par la préfecture pour des raisons de sécurité, mais 1 700 personnes ont tout de même pu se rassembler, tandis que d'autres groupes de militants, comme la Fondation des Femmes, ont exprimé des préoccupations similaires à Lyon. Dans tout le pays, des pancartes réclament une plus grande protection pour les enfants victimes, tandis que des slogans tels que "Darmanin démission" témoignent d'un climat de mécontentement profond.







