La Bourse de Paris démarre en force ce vendredi, nourrie par l'optimisme entourant les pourparlers d'un accord entre Téhéran et Washington.
À 9h30 (heure de Paris), le CAC 40 affichait une croissance de 0,37%, atteignant 8.116,18 points, soit une hausse de 30,18 points. La veille, l'indice phare de la place parisienne avait enregistré un déclin de 0,39%.
"Les espoirs d'un accord entre les États-Unis et l'Iran dynamisent l'humeur des marchés", souligne Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
D'après l'agence Isna et d'autres médias, le général pakistanais Asim Munir se rendrait en Iran pour "poursuivre les discussions avec les autorités iraniennes". Cependant, le Pakistan n'a pas formellement confirmé cette mission diplomatique.
Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, a également exprimé ses espoirs quant à l'impact positif de cette visite sur les pourparlers. "Je crois que des avancées ont déjà été réalisées. Les Pakistanais devraient se rendre à Téhéran aujourd'hui. Espérons qu'ils apporteront de bonnes nouvelles", a-t-il déclaré jeudi, avant une réunion de l'OTAN en Suède.
Cet optimisme s'étend également au marché obligataire, où les taux d'intérêt avaient fortement augmenté en début de semaine, en raison des craintes d'inflation liées à la hausse des prix du pétrole depuis le début des conflits. En France, le taux à dix ans s’établissait à 3,69%, contre 3,72% la veille, tandis que son homologue allemand s’élevait à 3,06%, en légère diminution par rapport à 3,09% la nuit précédente.
La veille, plusieurs indicateurs avaient mis en évidence un ralentissement marqué de l’économie sur le Vieux Continent, en raison de la flambée des prix de l'énergie.
En France, l'Insee a signalé que le climat des affaires stagnait et demeurait "maussade" en mai, avec un indicateur inchangé. Parallèlement, le climat de l'emploi s'avère être au "plus bas depuis la crise du Covid-19".
Bien que l'Allemagne ait affiché une croissance de 0,3% au premier trimestre selon le rapport de Destatis, les conséquences négatives des tensions au Moyen-Orient devraient impacter l'économie pour le trimestre en cours.
- Les semi-conducteurs à la fête -
Les analystes de Natixis notent que les marchés semblent désespérément vouloir intégrer un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, malgré le contexte économique difficile. Depuis plusieurs semaines, les entreprises de semi-conducteurs et de technologie dominent le marché, alimentées par des promesses de transformation économique grâce à l'intelligence artificielle.
Les résultats trimestriels de Nvidia, publiés mercredi, ont laissé une empreinte durable et ravivé les espoirs de progression des valeurs dans l'ensemble du secteur, indique Andreas Lipkow de CMC Markets.
Ainsi, ce vendredi, STMicroelectronics s'apprécie de 3,43% à 56,98 euros, tandis que Soitec gagne 3,45% pour atteindre 172,40 euros.







