La Bourse de Paris a connu une journée difficile, clôturant en baisse de 1,14 % à 8.235,72 points, ce qui représente une perte de 95,33 points. Ce recul, à peine exacerbée par le précédent repli de 1,12 % enregistré lundi, est largement attribué à l'insécurité croissante au Moyen-Orient et à une chute significative des valeurs des géants Safran et Thales.
« L'expiration imminente du cessez-le-feu place les États-Unis dans une position délicate, les poussant à renforcer la menace d'une escalade militaire », analyse Andreas Lipkow de CMC Markets. Ce climat d'incertitude pèse lourdement sur les indices boursiers.
Le cessez-le-feu, instauré depuis le 8 avril et qui a déjà engendré de tragiques pertes humaines, doit prendre fin mercredi soir. Les négociations entre Washington et Téhéran, envisagées à Islamabad, semblent de plus en plus compromises.
Dans un message posté sur son réseau Truth Social, Donald Trump a accusé l'Iran d'avoir violé ce cessez-le-feu à maintes reprises. Pendant ce temps, le Pakistan attend toujours une réponse de l'Iran concernant l'envoi d'une délégation pour d'éventuelles négociations.
La télévision d'État iranienne a précisé qu'aucune délégation ne se rendrait au Pakistan, attendant plutôt un changement dans l'attitude américaine. Selon Nicolas Forest de Candriam, « si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert rapidement, nous pourrions faire face à une pénurie menaçant la croissance et provoquant une inflation galopante ».
Ce contexte international a également entraîné une hausse des prix du pétrole en fin de séance. Le Brent a augmenté de 2,65 % pour atteindre 98,01 dollars le baril, tandis que le WTI a grimpé de 4,27 % à 93,44 dollars.
Les taux d'intérêt des États-Unis ont également connu une hausse, alimentée par des craintes de reprise inflationniste liée à l'augmentation des prix du pétrole.
En ce qui concerne les performances des valeurs, Thales a subi une chute de 5,92 % pour s'établir à 247,70 euros malgré un chiffre d'affaires en progression, les analystes d'UBS soulignant que les « commandes ont manqué » les attentes.
Safran a également connu une baisse significative de 6,80 % à 282,40 euros, conséquence d'une révision à la baisse de la recommandation par Jefferies, passée de « à acheter » à « à conserver », compte tenu d'un environnement de marché plus complexe.
Enfin, Atos, le groupe informatique français, a enregistré une chute de 2,74 % à 36,24 euros, en raison d'un nouveau déclin des ventes au premier trimestre et de la cession de ses activités stratégiques à l'État, selon un communiqué officiel.







