Pour répondre à l'inflation et alléger le poids fiscal sur les ménages, le gouvernement a modifié le barème de l'impôt sur le revenu. Ces ajustements visent à préserver les revenus modestes tout en tenant compte de l'augmentation générale du coût de la vie.
Lors d'une conférence de presse le 26 septembre, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a précisé que les tranches d'imposition allaient être indexées sur une inflation hors tabac de 5,4 %. Ce changement a pour objectif d'éviter que des Français, dont les salaires ont légèrement augmenté, ne basculent dans une tranche d'imposition supérieure, ni que ceux dont les revenus sont restés stables ne voient leurs impôts s'accroître. Cela permettra aussi à de nombreux contribuables d'accéder à un impôt réduit.
Un constat s'impose : la majorité des travailleurs français a connu des hausses de salaire cette année pour faire face à la hausse des prix. Par exemple, un travailleur au SMIC, ayant bénéficié de quatre augmentations de salaire, ne payerait plus les 130 euros d'impôt initialement prévus avec les anciens barèmes. De même, les retraités, dont les pensions ont augmenté de 4 %, auraient été concernés par une imposition qui n'est désormais plus nécessaire. Un exemple cité par Gabriel Attal, ministre des Comptes publics, illustre bien cette situation : "Un célibataire gagnant 2 500 €, sans changement de salaire, pourrait voir sa charge fiscale réduite de 328 euros grâce à l'ajustement des tranches."
Les nouveaux barèmes de l'impôt sur le revenu
Voici les tranches révisées :
- Jusqu'à 10 777 € : 0 %
- De 10 777 € à 27 478 € : 11 %
- De 27 478 € à 78 570 € : 30 %
- De 78 570 € à 168 994 € : 41 %
- Au-delà de 168 994 € : 45 %
Ces ajustements ne sont pas anodins, car ils garantissent la stabilité du revenu disponible après impôt, même en cas de hausses salariales. Le ministre a souligné : "Nous avons ainsi évité que les contribuables ne voient leur situation fiscale se dégrader, restant fidèles à notre promesse d'une rémunération du travail équitable."
Bon à savoir
Il est à noter que l'indexation des barèmes sur l'inflation a été en vigueur depuis 1969, à l'exception des années 2012 et 2013, où l'inflation était exceptionnellement basse, en raison d'une décision prise sous le gouvernement Fillon.







