Avec l'augmentation de l'espérance de vie, de plus en plus d'enfants soutiennent leurs parents âgés au quotidien. Ces aidants familiaux, souvent disponibles 24 heures sur 24, sont reconnus par la loi, comme le stipule le Code de l'action sociale et des familles. Ils peuvent bénéficier de divers dispositifs d'aide, car leur engagement demande un investissement considérable.
Succession : des solutions de bon sens pour favoriser un enfant aidant
Lorsqu'un parent décède, l'enfant aidant ne bénéficie pas d'un traitement privilégié par rapport à ses frères et sœurs en matière de succession. Il reçoit la même part que les autres héritiers réservataires, ceux à qui la loi garantit une part minimale de l'héritage.
Une entente amiable entre les héritiers est cruciale pour une répartition plus favorable à l'enfant aidant. Il est conseillé de consulter un notaire pour se faire conseiller sur les meilleures solutions.
- Un enfant ayant régulièrement assisté des parents modestes peut exiger une compensation de ses frères et sœurs au titre de l'obligation alimentaire, comme le prévoit l'article 205 du Code civil.
- En cas de désaccord, il peut faire appel à un juge pour obtenir le remboursement des frais engagés.
Anticiper une succession plus favorable au profit d’un enfant aidant
Pour éviter conflits et tensions, les parents devraient anticiper leur succession, notamment s'ils souhaitent privilégier leur enfant aidant. Plusieurs options sont disponibles pour ce faire, avec l'aide d'un notaire.
- Inclure dans le testament un supplément d'héritage pour l'enfant aidant.
- Effectuer une donation de son vivant, permettant de bénéficier d'avantages fiscaux attractifs.
- Considérer l'assurance vie pour désigner l'enfant comme bénéficiaire, offrant ainsi une contrepartie financière significative.
La possibilité de solliciter une indemnité compensatrice lors de la succession
Un enfant qui aide ses parents en perte d'autonomie peut demander une indemnité lors de la succession, estimant que ses efforts dépassent l'obligation alimentaire. Pour cela, il doit prouver l'existence d'une créance d'assistance.
Les tribunaux déterminent la reconnaissance de cette créance au cas par cas. Pour obtenir cette indemnité, l'enfant doit fournir trois preuves :
- Que son aide a permis un enrichissement de ses parents.
- Que son engagement a entraîné un appauvrissement personnel.
- Que son assistance a excédé ses devoirs filiaux.
Il est important de noter que même si l'indemnité est accordée, son montant peut ne pas couvrir l'ensemble des efforts fournis.







