Depuis le 1er octobre 2019, le Plan d’Épargne Retraite (PER) est en train de remplacer progressivement les anciens dispositifs d’épargne retraite.
Ce produit financier, accessible aux particuliers, soulève la question : faut-il le conserver une fois à la retraite ? Examinons les points clés à considérer.
Qu'est-ce que le PER ?
Le PER, institutionnellement créé par la loi PACTE du 22 mai 2019, est un mécanisme d’épargne à long terme. Son objectif est de faire croître une épargne en vue de compléter les revenus au moment de la retraite, soit sous forme de rente, soit en capital.
Il se divise en trois types :
- PER individuel : remplace le PERP et le contrat Madelin pour les travailleurs non-salariés.
- PER d’entreprise collectif : succède au PERCO.
- PER d’entreprise obligatoire : remplace le contrat article 83.
Le PER individuel est particulièrement populaire car il est accessible à tout le monde, sans condition d’emploi. À partir de 2024, une condition de majorité sera requise pour y effectuer des versements.
Comment fonctionne le PER ?
Les titulaires de PER réalisent des versements volontaires, qui peuvent être déduits de leur revenu imposable, tout en constituant progressivement leur épargne. Lors du départ à la retraite, cette épargne peut être convertie en rente ou retirée sous forme de capital.
Le PER est géré via un compte-titres chez un gestionnaire financier ou un contrat d’assurance souscrit auprès d'un assureur.
Alimentation du PER
Qu’il soit individuel ou collectif, le PER permet différents types de versements :
- Épargne volontaire : versements effectués par le titulaire.
- Épargne salariale : intéressement et participation des salariés.
- Épargne obligatoire : contributions des employeurs dans des entreprises dotées d’un plan de retraite obligatoire.
Le PER individuel est le plus souvent alimenté par des versements volontaires mais peut également recevoir des transferts d'anciens produits d’épargne retraite. Par exemple, un professionnel qui change d’emploi peut transférer ses avoirs d’un PER d’entreprise vers son PER individuel.
Les atouts du PER
Le PER se distingue par ses nombreux avantages :
Une épargne flexible
Avec quelques euros, il est possible d’ouvrir un PER, qui peut ensuite être alimenté par des versements réguliers ou ponctuels, sans limites de dépôt.
Déblocage anticipé
Bien qu’en principe, l’épargne soit bloquée jusqu’à la retraite, la loi permet des déblocages avant échéance dans certaines situations : chômage, surendettement, acquisition d’une résidence principale, etc.
Fiscalité avantageuse
Les sommes versées peuvent être déductibles des revenus imposables, permettant ainsi d'optimiser la fiscalité. Toutefois, il est possible de renoncer à cette déduction, rendant la sortie exonérée d'impôt et de prélèvements sociaux sur le capital.
Conserver ou clôturer son PER à la retraite ?
Une fois à la retraite, il est crucial de vérifier si des limitations de fonctionnement existent pour votre PER. Certains produits imposent une date de dénouement allant jusqu’à 80 ans.
Le PER reste ouvert aux transferts même après le départ à la retraite, et peut continuer à recevoir des virements et des transferts d’autres produits.
Possibilité de souscrire un PER après 60 ans
Contrairement aux idées reçues, il est possible de souscrire un PER après avoir pris sa retraite. Cela permet de bénéficier de la fiscalité favorable et de préparer sa transmission en profitant d'abattements significatifs en cas de décès. Par exemple, jusqu'à 152 500 euros peuvent être transmis sans droits de succession si le décédé avait moins de 70 ans.
Pour protéger votre héritage, il est recommandé d'opter pour des supports garantis qui, avec la hausse des taux, montrent des rendements intéressants, allant jusqu’à 4 % sur certains contrats.







