Les juifs se préparent à célébrer Pessah, une des festivités majeures du judaïsme, qui débute cette semaine par un repas rituel : le Séder.
Les dates de Pessah en 2026 sont fixées du mercredi 1er avril au jeudi 9 avril. Chaque année, cette Pâque juive commémore la libération du peuple hébreu de l’esclavage en Égypte, un épisode central du livre de l’Exode. La célébration, qui s'étend sur sept jours en Israël et huit jours pour les communautés vivant à l'étranger, revêt une importance religieuse, historique et agricole, marquant également l'arrivée du printemps.
Le terme « Pessah », signifiant « passer au-dessus » en hébreu, évoque l'épisode biblique où Dieu épargna les Hébreux lors de la dixième plaie d’Égypte. Les premiers-nés des Égyptiens étaient touchés, tandis que les maisons des Hébreux étaient protégées.
Le Séder, un repas rituel hautement symbolique
Les festivités débutent le 1er avril au soir avec le Séder, ou « ordre », un repas très codifié. Les participants y récitent traditionnellement l’Exode, souvent autour de leur famille. Sur la table, plusieurs aliments symboliques sont présentés : le pain azyme, représentant la pâte non levée que les Hébreux ont emportée, des herbes amères évoquant les souffrances de l'esclavage, et un os, symbole du sacrifice pascal. De l'eau salée pour représenter les larmes et un œuf cuit symbolisant le sacrifice peuvent également compléter le plateau.
Durant Pessah, toute consommation d'aliments à base de céréales fermentées est prohibée. Les fidèles doivent également purifier leur vaisselle et ustensiles en les plongeant dans de l'eau bouillante. Le Consistoire de Paris a mis à disposition des ressources pour aider les participants à vivre cette période dans les meilleures conditions.
Pour assurer la sécurité dans les lieux de culte durant cette période, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a appelé les préfets ainsi que les forces de police et de gendarmerie à faire preuve d'« extrême vigilance ».







