Le chantier titanesque de l’ancien Virgin, qui doit être transformé en hôtel lifestyle sur la place Gambetta, vient de connaître un nouvel imprévu. L’architecte Michel Pétuaud-Létang a annoncé que le chantier était désormais suspendu pour une durée de trois mois, et ce, non pas suite à un accident, mais en attendant le rapport initial de contrôle technique (RICT). Ce dernier a demandé des assurances sur la stabilité de l’édifice, construit en 1770, qui a subi de nombreuses modifications au fil des décennies.
Conscient des contraintes pointées par le bureau de contrôle technique, l’architecte s’est montré rassurant, affirmant que l’incident n’était qu’un simple contretemps. Selon les normes européennes en vigueur, il est maintenant essentiel de renforcer une quarantaine de poutres pour garantir la conformité de la structure, plus strictes que les précédentes réglementations françaises.
Redémarrer sur des bases solides
Ce délai imprévu entraîne un relèvement du planning du projet, qui pourrait désormais voir son ouverture repoussée à l’été 2027. Après des analyses récentes, il est devenu évident que des travaux importants sont nécessaires pour renforcer l'immeuble. Les structures métalliques qui étaient censées être installées dans les jours prochains devront donc être réévaluées.
« Nous devons prouver que l’immeuble est stable », a expliqué Pétuaud-Létang, insistant sur l’importance de la sécurité des futurs occupants. Ce réexamen a également mis en lumière des problèmes structurels historiques, les fondations étant principalement en sable, ce qui soulève des questions sur la pérennité de la construction. Malgré cela, il se montre optimiste sur la concrétisation du projet, mentionnant que le budget initial a prévu une marge de manœuvre pour faire face à des imprévus.
L'impact financier et l’avenir du projet
Les conséquences financières de cette suspension sont indéniables, bien que le montant exact soit encore à estimer. Ce type de travaux additionnels pourrait coûter cher, ce qui inquiète par ailleurs les investisseurs. Cependant, Michel Ohayon, le propriétaire, est engagé à poursuivre ce projet qui représente un investissement de 100 millions d’euros. La réussite de cette réhabilitation pourrait non seulement enrichir le paysage hôtelier de Bordeaux, mais également générer des emplois, notamment dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration.
En attendant, la ville de Bordeaux continue de suivre l’évolution des travaux avec attention. Des initiatives comme la visite de chantier pour les riverains témoignent d'une volonté d'impliquer la communauté locale dans ce projet ambitieux. Comme l’a souligné un expert du bâtiment dans un rapport de Le Monde, « Il est crucial que les habitants soient informés et impliqués dans ces transformations urbanistiques, cela renforce la confiance envers les autorités et les promoteurs. »
Bien que le projet ait pris du retard, la détermination de l’architecte et l’engagement financier de l’investisseur laissent entrevoir un avenir prometteur pour ce projet historique.







