Bernadette Paty a fait part de sa tristesse suite aux récentes décisions judiciaires concernant l'assassinat de son fils. Après que la cour d'appel ait prononcé des peines plus légères pour deux des quatre condamnés liés à l'affaire, elle a déclaré : «Une chape de plomb nous est tombée sur la tête».
La cour d’assises spéciale de Paris a condamné, le 2 mars, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, qui ont vu leurs peines réduites de 16 ans à 6 et 7 ans respectivement. Ils ont été jugés complices de l’assassin, Abdoullakh Anzorov, malgré la gravité des actes qu’ils ont commis en facilitant son accès aux armes.
Dans une interview accordée à RTL, Bernadette Paty a exprimé son incompréhension : «On ne comprend pas les décisions de la cour. Il semble qu'ils n'ont pas mesuré l'ampleur de leur complicité». Elle souligne que ces individus ont joué un rôle essentiel dans la tragédie qui a frappé sa famille, et la décision du tribunal lui semble être une nouvelle forme d'abandon de son fils.
Les peines les plus sévères ont été infligées à Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina, responsables d'une campagne de haine en ligne contre Samuel Paty. Selon Bernadette Paty, «La reconnaissance de leur responsabilité est un petit pas vers la justice». Cependant, elle déclare également que le procès a encore terni la mémoire de son fils, un enseignant qui voulait simplement transmettre des valeurs de tolérance et de liberté d'expression.
La mère endeuillée a également rappelé que sa lutte se poursuivait. Elle a déposé une plainte contre des représentants de l’État pour «non-empêchement de crime» et «non-assistance à personne en péril», estimant que Samuel a été abandonné par les institutions. «Il était seul face à des menaces réelles, et cela a dû être un véritable cauchemar pour lui», a-t-elle affirmé.
Cette affaire suscite de vives réactions en France. Selon des experts, cette décision pourrait avoir des conséquences sur la façon dont la justice traite des crimes liés au terrorisme et à la liberté d'expression. «Ces décisions doivent amener à une réflexion sur la protection des enseignants et la nécessaire vigilance face à la radicalisation», a commenté une source proche de l'enquête.







