Une vidéo virale d’une influenceuse TikTok a récemment mis en lumière des annonces sur Vinted, suggérant qu'elles pourraient dissimuler un trafic d'enfants. Djena, qui compte près de 370.000 abonnés, a dénoncé le phénomène dans une vidéo qui a totalisé plus de 10 millions de vues.
Dans sa vidéo, elle met en avant des offres étranges où des objets banals affichent des prix exorbitants accompagnés de mentions concernant l'âge et la taille d'enfants. « Ce sont des codes qu’ils ont entre eux », affirme-t-elle. Pour illustrer ses dires, Djena partage des captures d'écran d'annonces qu’elle considère suspects, incitant ses followers à signaler ces petites annonces à la plateforme gouvernementale Pharos.
Des échanges troublants sur Vinted
Récemment, 20 Minutes a réalisé une enquête et a rencontré un vendeur dont la négociation a pris une tournure inquiétante. Initialement en train de vendre une télécommande, celui-ci a été amené à évoquer la possibilité d'acheter une fillette de 7 ans pour 12.000 euros. « Je peux la livrer, dit-il, et offrir des options concernant sa couleur de cheveux », décrit une source.
Les éléments de l'échange étaient suffisamment troublants pour que le journal alerte les autorités. Après avoir partagé les détails de cet échange, 20 Minutes a trouvé sur le profil du vendeur d'autres images d'enfants dans sa galerie.
Réactions des autorités et de Vinted
La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a été informée et a garanti qu'une enquête serait menée. Cette affaire a soulevé des inquiétudes quant aux annonces suspectes sur Vinted, incitant la police judiciaire à s’impliquer. Vinted, quant à elle, a démenti toute implication dans un éventuel trafic d'enfants, précisant que les prix dépendaient des articles vendus et non de pratiques illégales.
Malgré ces dénégations, la situation a engendré une hausse des signalements d'annonces douteuses, laissant ouverte la question du traitement de ce type de contenu sur les plateformes en ligne. On se souvient également que des rumeurs similaires ont fait surface auparavant, alimentées par des vidéos dans les mois précédents.
« Nous prenons très au sérieux ces allégations. La vigilance des internautes est cruciale pour aider à identifier les situations problématiques », conclut Sarah El Haïry. Le débat sur l'utilisation des plateformes d'échanges pour des activités illégales se poursuit, alors que les internautes restent en alerte.







