D'après le parquet, les six individus arrêtés pour avoir exhibé un drapeau palestinien sur la célèbre tour Eiffel sont confrontés à des accusations d'«intrusion dans un lieu historique». Cette infraction, considérée comme une contravention de 5ème classe, peut entraîner une amende pouvant atteindre 1500 euros, et même 3000 euros en cas de récidive, selon les déclarations du parquet parisien.
Le ministère public a précisé que, faute de mise en danger identifiée, seule l'infraction d'intrusion dans un lieu culturel a été retenue contre ces militants. Me Mohamed Jaite, avocat des interpellés, a exprimé ses préoccupations en déclarant à l'AFP : «Le parquet s'acharne désormais à poursuivre ces militants pour de simples contraventions, mobilisant l'appareil répressif contre des citoyens engagés, pendant que les responsables du génocide restent, eux, épargnés». Il a également critiqué la prolongation de leur garde à vue, la qualifiant de «punition déguisée».
Les faits se sont déroulés vendredi après-midi, lorsque la police a été alertée par des témoins signalant des individus brandissant un imposant drapeau palestinien de quatre mètres sur trois, hissé depuis le toit du restaurant «Madame», situé au premier étage de la tour. L'organisation militante Extinction Rebellion a justifié cette action en affirmant : «Il n'y a pas de lutte écologique possible si nous, humanité, ne sommes pas capables de lutter contre l'abomination des massacres en cours à Gaza».
Rima Hassan, députée européenne LFI, a également apporté son soutien sur les réseaux sociaux. Elle a souligné un double standard en déclarant : «Hidalgo (l'ex-maire de Paris) n'a pas eu de GAV pour avoir éclairé la tour Eiffel aux couleurs du drapeau israélien». Pour rappel, la tour avait été illuminée aux couleurs israéliennes le 9 octobre 2023, en hommage aux victimes d'une attaque du Hamas.







