Une note confidentielle de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) du 4 mai, révélée par RTL, met en lumière les lieux de refuge des fugitifs français, majoritairement en Algérie et au Maroc.
Selon cette note, 218 fugitifs recherchés par les autorités françaises se trouveraient au Maroc. L’Algérie, quant à elle, se classe deuxième avec environ 124 fugitifs. Ces chiffres témoignent d'une tendance inquiétante dans le domaine de la criminalité organisée.
Pilotage de la criminalité hors de France
L'OCLCO précise que certains malfaiteurs, condamnés ou recherchés, continuent à orchestrer leurs activités illégales à partir de l'étranger. Ce phénomène soulève des questions sur l’efficacité des dispositifs d'arrestation à l’international, en particulier dans le cadre du narcotrafic, comme l'indiquent les experts de la lutte contre le crime organisé.
Israël, Émirats arabes unis, Tunisie…
La Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) a ainsi analysé 3 600 notices rouges diffusées par Interpol. Outre le Maroc et l'Algérie, des pays comme Israël et les Émirats arabes unis apparaissent comme des refuges attractifs, respectivement pour 87 et 48 fugitifs. Les motifs de fuite varient : les infractions économiques dominent dans ces destinations, alors que le Maroc est souvent choisi pour des affaires liées aux stupéfiants.
D'autres endroits, tels que la Turquie, le Royaume-Uni, les États-Unis, ou des pays d'Afrique comme le Sénégal, sont également mentionnés comme havres de paix pour les fugitifs. Cette diversité soulève des enjeux majeurs de coopération internationale sur la lutte contre la criminalité, que les autorités françaises doivent impérativement prendre en compte.







