Dimanche dernier, près de mille personnes se sont mobilisées à Paris pour une marche dédiée à la visibilité des femmes lesbiennes et pour dénoncer la lesbophobie, comme l'a rapporté une journaliste de l'AFP.
Rassemblés près de la Gare de l'Est, les manifestants, pour la plupart des femmes, ont défilé en direction de la place de la Bastille dans une ambiance à la fois festive et militante.
"Plus chauds que les fachos", "Et toutes les lesbiennes détestent Marine Le Pen", scandaient les manifestantes lorsque le cortège a pris son envol.
Louise, 27 ans et porte-parole des Féministes révolutionnaires, a déclaré à l'AFP : "Être lesbienne, c'est subir la lesbophobie et le harcèlement, même dans notre propre famille. Nous devons nous battre pour nos existences, surtout face à la montée de l'extrême droite."
Pour Mélanie, juriste de 29 ans, cette marche est primordiale : "Elle permet de se retrouver et de montrer que nous sommes nombreuses et diverses, loin des stéréotypes souvent véhiculés, comme celui de la femme très masculine que l'on voit encore fréquemment."
En tête du cortège, la militante féministe lesbienne Alice Coffin a porté une banderole proclamant : "lesbiennes, afrolesbiennes, translesbiennes, unissons-nous". Elle a souligné l'importance de l'unité dans "le camp qui défend toutes les populations opprimées".
La marche était soutenue par huit organisations, dont Bipan Paris, Collectif insurrection trans, et Queer Education. Avant le début de la manifestation, un hommage a été rendu aux victimes de lesbophobie, notamment à Caroline Grandjean, directrice d'école, qui avait été victime de harcèlement en raison de son homosexualité et s'est suicidée le 1er septembre 2025.







