Le cinéaste Christophe Ruggia a été condamné, le 17 avril, à cinq ans de prison pour des agressions sexuelles aggravées sur Adèle Haenel, alors mineure. La cour d'appel de Paris a prononcé une peine dont deux ans sous bracelet électronique, marquant une montée en sévérité après le verdict initial.
Durant son procès en appel, qui a eu lieu entre décembre et janvier, Ruggia a maintenu son innocence, comme rapporté par Franceinfo. Il avait fermement nié avoir commis des abus durant ou après le tournage de son film, "Les Diables". Cependant, le jugement de la cour a confirmé qu'il était coupable d'agressions commises entre 2001 et 2004, un fait relevé par BFMTV.
En première instance, le réalisateur avait reçu une peine de quatre ans, dont deux avec sursis, avant de faire appel, comme l'a signalé Libération. Adèle Haenel a bravement témoigné des attouchements et du harcèlement qu'elle a subis de la part de Ruggia, généralement au domicile du réalisateur.
Dans une analyse des faits, le président de la cour a précisé que Ruggia avait cédé à ses pulsions face à une jeune fille vulnérable, en déclarant que "Les faits sont graves parce que Monsieur Ruggia n'a pu se contenir face à cette jeune fille dont la sensualité l’attirait". Cependant, il a également noté qu'il "n’est pas un prédateur pédophile en chasse", insistant sur le caractère complexe de leur relation.







