Deux adolescents, récemment placés sous contrôle judiciaire suite au saccage de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), ont de nouveau été interpellés après avoir attaqué des policiers vendredi soir. Ces individus, suspectés de plusieurs délits, semblent ignorer les conséquences de leurs actes.
Les événements se sont déroulés lors de la nuit de vendredi à samedi, où les forces de l'ordre ont repéré un groupe d'adolescents à comportement suspect devant le 7, rue Juliette Drouet. Lorsque les policiers se sont approchés, deux d'entre eux ont lancé des projectiles avant de s'enfuir et de se cacher dans un hall de la rue Poterne, où ils ont été interceptés sans incident. Une source des forces de l'ordre a confirmé que "la vitre du conducteur du véhicule administratif a été dégradée".
Au total, quatre jeunes, âgés de 16 à 17 ans, ont été placés en garde à vue au commissariat. Les auditions sont actuellement en cours et le parquet de Créteil a quarante-huit heures pour statuer sur les suites à donner à cette situation explosive. À ce jour, aucune réponse n’a été fournie par le parquet concernant notre demande d'informations.
75 000 euros de préjudice lors de l’attaque de la mairie
En parallèle, il est important de rappeler qu'en début de semaine, dix jeunes avaient été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour le saccage de la mairie survenu le 27 mars, la veille de l'installation du nouveau maire, Christophe Carlier (LR), qui a marqué un tournant politique dans la ville. Contacté, il n'a pas encore donné suite à notre demande d'interview.
Les incidents de la mairie avaient causé un préjudice estimé à 50 000 euros, avec des mortiers tirés sur la porte d’entrée et des dommages à l'intérieur. En fuyant, les jeunes avaient également attaqué des commerces, endommageant une Caisse d’épargne et une auto-école, avec un préjudice additionnel de 25 000 euros lié à un vol de minimoto.
Les motivations de cette violence demeurent floues, avec des suspects évoquant des frustrations vis-à-vis de la police municipale, notamment en raison d'une augmentation des contraventions. Selon les enquêteurs, les images des caméras de surveillance ainsi que les contrôles d’identité ont été déterminants pour l'identification des individus impliqués. Certains ont reconnu partiellement leur responsabilité, tandis que d'autres ont persisté à nier toute implication.







