À la veille d'un important rassemblement anti-raciste prévu devant la mairie de Saint-Denis, le maire (LFI) Bally Bagayoko a exprimé sa déception face à l'absence de membres du gouvernement, particulièrement celle d'Aurore Bergé.
Entre 10 000 et 20 000 participants sont attendus ce samedi après-midi pour ce rassemblement, une réponse indignée aux attaques racistes dont a été victime Bally Bagayoko, élu il y a trois semaines, mais aussi contre d'autres nouveaux maires franciliens issus de l'immigration, comme l'a rapporté Le Monde.
Plusieurs figures politiques, telles que Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Sophia Chikirou, seront présentes à l'événement. En revanche, aucun représentant du gouvernement n'est prévu. Aurore Bergé, ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, a déclaré précédemment que ce n'était pas le rôle de l'État d'être présent à cette mobilisation citoyenne, ajoutant que le gouvernement assurerait simplement la sécurité de l'événement.
Un engagement qui laisse à désirer
Cette position de la ministre, qui s'est jusqu'ici fait remarquer par son silence face aux attaques racistes subies par le maire de Saint-Denis, soulève des questions. Sur le plateau de Franceinfo, Bally Bagayoko a révélé que Bergé l'avait néanmoins contacté à plusieurs reprises pour exprimer sa solidarité, affirmant que l'État garantirait la sécurité de la manifestation.
Un appel à l'unité contre le racisme
Il n'en reste pas moins que Bally Bagayoko a déploré cette absence. « Sa place était clairement à nos côtés », a-t-il insisté. Il a souligné l'importance de l'engagement de tous, quelles que soient les affiliations politiques, dans cette lutte nécessaire contre le racisme.
Macron et le silence du gouvernement
Au cours de l'entretien, le maire a aussi évoqué le silence d'Emmanuel Macron concernant les élus victimes de racisme, espérant des mesures concrètes de soutien. « Son silence le disqualifie sur cette question essentielle », a-t-il déclaré. C'est un sentiment partagé par de nombreux acteurs engagés dans la lutte contre le racisme, qui souhaitent voir le président prendre une position publique plus affirmée pour rassurer les victimes de ces actes politiques et sociaux, a ajouté Franceinfo.







