Depuis les dernières élections municipales, plusieurs maires RN ont pris cette décision, qui est soutenue par certains cadres du parti. Cependant, elle est qualifiée de "populiste" par des membres du gouvernement.
Bryan Masson, le nouvel édile de Cagnes-sur-Mer, a également partagé une photo de l'hôtel de ville sans drapeau européen. De même, Anthony Garénaux-Glinkowski, à Harnes, a enlevé les drapeaux européens et ukrainiens dès son entrée en fonction.
Le RN n'a pas changé
Le ministre chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, a réagi en se demandant si ces maires étaient prêts à renoncer aux financements européens essentiels pour les agriculteurs et les entreprises françaises. Il dénonce une démarche populiste et un retour à des idées du passé.
En vertu de la loi française, l'affichage du drapeau européen n'est pas imposé, à l'exception du 9 mai, jour de l'Europe. Seul le drapeau tricolore est reconnu par la Constitution.
Des élus du RN, comme le député Jean-Philippe Tanguy, affirment que ces retraits sont justifiés par le refus du drapeau européen exprimé lors du référendum de 2005.
Récemment, une proposition de loi exigeant l'affichage des drapeaux français et européens sur les façades des mairies a été adoptée à l'Assemblée nationale. Cependant, elle attend encore un examen au Sénat.
Il est à noter que plusieurs mairies, principalement rurales, ont retiré le drapeau européen précédemment, en soutien aux agriculteurs contestataires du traité de libre-échange avec des pays du Mercosur. Cette situation montre une dynamique politique tendue autour des symboles nationaux et européens en France.







