Les députés des groupes écologistes et communistes ont décidé de ne pas se rendre à Bercy le 6 janvier pour discuter du budget 2026, marquant ainsi leur refus de participer à des consultations jugées insuffisantes. Cette absence résulte d'un échec des négociations concernant le projet de loi de finances (PLF) en fin d’année 2025, où les discussions n’ont pas abouti à un consensus.
Dans un communiqué officiel, les membres du groupe écologiste et social ont exprimé leur déception face à l'absence d'une proposition innovante pour un budget rénové : « Ce ne sont pas des réunions à Bercy qui remplaceront le travail parlementaire. Nous mènerons le combat en commission et en séance à l'Assemblée nationale, avec détermination, pour défendre un budget de refondation écologique et sociale ». Les représentants écologistes soulignent l'importance d'un budget qui répondrait réellement aux enjeux climatiques et sociaux actuels.
De son côté, le groupe GDR (qui inclut les communistes et ultramarins) a également décliné l'invitation, son président, Stéphane Peu, précisant que leur présence ne ferait qu'illusionner sur une éventuelle approbation du budget : « Nous ne souhaitons pas créer l'illusion qu'il y aurait dans notre groupe, ne serait-ce que la plus petite espérance de voir s’abstenir ou voter pour ce budget ».
Cette dynamique met en exergue des tensions croissantes entre le gouvernement et les partis de gauche. Le Parti socialiste, en revanche, a répondu à l'invitation, en insistant sur des propositions de justice fiscale et des mesures en faveur du pouvoir d'achat et de services publics. Le député Romain Eskenazi a revendiqué une augmentation de neuf milliards d'euros dans les recettes pour financer des dépenses cruciales.
À la suite de ce turnover politique, le projet de loi de finances est de nouveau soumis à l'Assemblée pour une révision, la commission des finances devant y débattre prochainement. L'atmosphère s'annonce donc tendue alors que le gouvernement devra faire face à des demandes croissantes de changements significatifs pour répondre aux inquiétudes des citoyens. Le climat politique en France est volatile, et avec des élections en perspective, les débats autour du budget pourraient être un révélateur des préoccupations des électeurs.
Les experts s'interrogent déjà sur les implications de cette situation, notamment si le gouvernement pourrait activer l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer son budget sans vote. Une mesure qui pourrait aggraver les tensions et mener à un climat de défiance encore plus fort entre le gouvernement et son opposition.







