Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réagi aux troubles survenus lors des réjouissances du PSG le 30 mai. Les leaders du RN mettent en lumière l’augmentation inquiétante des violences urbaines tout en saluant le travail des forces de l'ordre. La victoire du Paris Saint-Germain a rapidement été éclipsée par un débat politique enflammé. Alors que plusieurs altercations ont eu lieu à Paris, entraînant de nombreuses interpellations, les figures majeures du Rassemblement National ont pris position contre ces débordements.
Dès les premières heures après les incidents, Marine Le Pen a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux. La députée du Pas-de-Calais a pointé du doigt des débordements qu'elle considère comme symptomatiques d'une tendance alarmante. "Les Français ne supportent plus ces scènes de chaos, qui surviennent chaque fois que l'occasion s'en présente, et ce, malgré un dispositif de sécurité considérable", a-t-elle déclaré sur X. Elle a également dressé un constat sévère : "Il n’y a qu’en France où la victoire d’un club de foot engendre des émeutes, où les citoyens se sentent contraints de rester chez eux pour éviter des violences lors de célébrations".
Une "violence d'atmosphère" préoccupante
Selon un bilan rendu public par la préfecture de police de Paris, 130 individus ont été interpellés dans la capitale, avec 45 gardes à vue et la saisie de diverses munitions, dont 24 torches et une centaine de mortiers d'artifice. Un policier a été blessé et des dégradations sur des commerces et véhicules ont été signalées. Pour sa part, Jordan Bardella a évoqué une "violence d'atmosphère". Quelques instants après avoir salué la performance du PSG, le président du Rassemblement National a également réagi. Il considère que ces violences s'étendent bien au-delà des simples célébrations sportives. "À Paris, en Île-de-France et dans tout le pays, les violences et dégradations se répandent. Des groupes s'en prennent aux équipements publics, aux commerces, et même aux forces de l'ordre", a-t-il précisé.
Dans son analyse, il dénonce ce qu'il appelle un processus répétitif : "Le mode opératoire est toujours le même : caillasser, détruire, piller." Avant de conclure par un message de soutien appuyé aux personnels engagés sur le terrain, il a affirmé : "Soutien total à nos policiers, gendarmes et pompiers qui se battent pour la sécurité de notre pays face à une violence ambiante devenue insupportable." Ces incidents rappellent la montée préoccupante d'une violence systématique dans certaines célébrations sportives, obligeant les politiques à repenser des stratégies de sécurité et de prévention des troubles.







