Une délégation libanaise est en cours de formation pour entamer des pourparlers avec Israël dans le but de mettre un terme à la guerre en cours avec le Hezbollah, a rapporté une source officielle à l'AFP. Néanmoins, aucune date ni lieu pour ces discussions n'ont été déterminés jusqu'à présent.
« Des négociations sont en préparation et pour former une délégation, il est essentiel d'obtenir un engagement israélien pour une trêve ou un cessez-le-feu », a précisé cette même source. Paris et Chypre sont envisagés comme lieux potentiels pour accueillir ces pourparlers. Lors d'une visite à Beyrouth, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a affirmé que des solutions diplomatiques étaient envisageables pour faciliter la cessation des hostilités.
Le gouvernement français a de son côté indiqué avoir proposé d'aider à la facilitation de ces discussions tout en niant l'existence d'un « plan français », en réponse à un rapport du site américain Axios, qui affirmait que Paris avait proposé la reconnaissance de l'État d'Israël par le Liban.
Des centaines de morts
Le président français, Emmanuel Macron, a précédemment exhorté Israël à engager des « discussions directes » avec le gouvernement libanais et toutes ses composantes. Selon les derniers bilans, les frappes israéliennes ont provoqué la mort d’au moins 826 personnes au Liban, dont 106 enfants, et plus de 830 000 individus ont été déplacés depuis le début de ce mois de mars, selon des chiffres officiels. Guterres a également appelé la communauté internationale à soutenir « l'État libanais et ses forces armées ».
Vers « une longue confrontation » ?
Le Hezbollah a déclenché les hostilités le 2 mars en tirant des missiles vers Israël, en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, le jour même de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Son vice-président, Naïm Qassem, a averti que le groupe est préparé à une « confrontation prolongée » avec Israël. Le Hezbollah a revendiqué des attaques récentes contre le nord d'Israël et reste engagé dans des affrontements directs avec les forces israéliennes dans le sud du Liban. En parallèle, l’armée israélienne a intensifié ses frappes sur le territoire libanais, selon diverses sources, notamment Axios.
La Turquie a exprimé ses inquiétudes, affirmant craindre que des actions israéliennes ne conduisent à un « nouveau génocide », et a appelé la communauté internationale à agir rapidement.
Des soignants visés
D'après le ministère libanais de la Santé, au moins 17 membres du personnel médical ont été tués dans des frappes attribuées à Israël, dont deux ambulanciers affiliés au Hezbollah et à son allié Amal. Au total, 31 soignants ont été tués depuis le début des hostilités, avec des accusations visant Israël pour avoir délibérément ciblé les ambulanciers. L’armée israélienne, pour sa part, justifie ses actions en précisant que le Hezbollah utilise des ambulances à des fins militaires.
Antonio Guterres, qui a rencontré le chef d'état-major de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, a aussi demandé l'arrêt des frappes « inacceptables » contre les Casques bleus. Cette situation soulève des inquiétudes croissantes, alors que des tirs israéliens ont récemment touché un quartier général de la force intérimaire des Nations unies au Liban. La Finul a annoncé l’ouverture d'une enquête sur ces incidents, alors que trois Casques bleus avaient déjà été blessés par des tirs la semaine précédente.







