Paris (France) – Emmanuel Macron a exprimé son soulagement quant à la fin de la dictature de Nicolas Maduro, affirmant sur les réseaux sociaux que le peuple vénézuélien ne pouvait que se réjouir de ce changement. Cette déclaration a rapidement suscité la controverse, notamment parmi les partis de gauche qui accusent le président français de se ranger du côté des États-Unis, comme l’a souligné Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, qualifiant cette position de « honte ».
Macron a déclaré sur Twitter : « Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro. » Il a également accusé Maduro d'avoir violé les droits fondamentaux et d'avoir porté atteinte à la dignité de son peuple. Cependant, il omet de mentionner les interventions américaines ayant conduit à cette situation, ce qui a suscité des critiques de la part d’Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, qui a rappelé que la France ne devrait pas agir comme un "État vassal des USA".
À Paris, lors d'une manifestation regroupant plus d'un millier de personnes sur la place de la République, les participants, brandissant des drapeaux vénézuéliens, formule des revendications pour le retour de Maduro. Mélenchon a insisté sur la nécessité de « réclamer la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro au Venezuela ». Cette montée de tension a été suivie de près par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a souligné que l'opération américaine contre Maduro ne respecte pas le droit international.
Alors que la France semble divisée sur cette question, certains, comme le député Gabriel Attal, ont admis que le départ de Maduro était une bonne nouvelle, tout en mettant en garde contre la montée d’un monde où le droit international pourrait être ignorant. De son côté, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, a également condamné le régime de Maduro tout en insistant sur le fait que la souveraineté des États ne devrait jamais être négociée.
Ce tournant politique en Amérique du Sud pourrait avoir des implications majeures pour l’avenir de la région et pour la position diplomatique de la France. Les experts s'inquiètent que l’approche actuelle ne mène qu'à une escalade des tensions entre les nations, comme l'explique le politologue Jean-Pierre Raffarin : « À l'heure où le monde tend à se polarisé, il est essentiel que la France prenne une position claire, qui soit à la fois ferme contre les régimes autoritaires et respectueuse du droit international. »
Les prochaines semaines seront déterminantes pour voir comment la France et ses alliés géreront les conséquences de ces disruptions en Amérique Latine, alors que beaucoup espèrent une transition pacifique vers la démocratie au Venezuela.







