Le procès de Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, s'ouvre à la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris. Il est accusé d'injures publiques et de cyberharcèlement aggravé envers la journaliste Linh-Lan Dao et l'essayiste Tristan Mendès-France.
Bien que la date du 9 décembre soit initialement prévue pour le jugement, le rappeur a demandé un report en raison de problèmes de santé, promettant d'être présent pour la nouvelle audience.
Les accusations découlent d'attaques en ligne formulées en janvier 2024. Linh-Lan Dao avait alors publié un article sur Franceinfo réfutant tout lien entre les vaccins à ARN messagers et les risques de maladie de Creutzfeldt-Jakob, une position contraire à celle que défendait le rappeur sur les réseaux sociaux.
Booba avait réagi par un message sur X, accompagné d'une photo de la journaliste, qui a été interprété comme une allusion à ses origines vietnamiennes.
Peu après, il avait aussi attaqué Tristan Mendès-France en écrivant : "Il est nez avant la honte" avec une référence à ses origines juives.
Des propos relayés par sa communauté en ligne
Booba fait face à quatre accusations de messages qu'il a publiés. Ces publications ont été massivement relayées par sa communauté de plus de 6 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux, causant ainsi des répercussions sur Linh-Lan Dao, qui a reçu des dizaines de milliers de réactions, selon son avocate.
Bien que Booba admette avoir partagé ces messages, il nie avoir eu l'intention de blesser Linh-Lan Dao ou de harceler Tristan Mendès-France, soutenant qu'il n'est pas responsable des commentaires ultérieurs de ses abonnés.
Ce procès intervient alors que Booba est déjà sous le coup d'autres poursuites pour harassment en ligne, notamment contre l'ancienne influenceuse Magali Berdah. Ce dossier, comme celui de son interaction avec Demdem, compagne du rappeur Gims, est encore en instruction.
Durant le procès, Linh-Lan Dao devrait être présente tandis que Mendès-France a opté pour laisser la justice agir sans déposer plainte directement.







