A partir de ce lundi 30 mars 2026, la cour d'assises de Paris va entendre le sort de 22 hommes appartenant à la loge maçonnique Athanor, située dans les Hauts-de-Seine. Accusés de crimes graves, allant jusqu'au meurtre, ces individus seront jugés pendant trois mois et demi.
Ce qu’il faut retenir
Le procès Athanor s'ouvre ce lundi à Paris, avec 22 accusés jugés pour des crimes variant de l'assassinat aux tentatives d’assassinat.
L'enquête a démarré le 24 juillet 2020, suite à l'échec d'une tentative d'assassinat sur Marie-Hélène Dini, laquelle a également causé la mort du pilote Laurent Pasquali en novembre 2018.
Les investigations ont révélé un système tarifé où des chefs d'entreprise commandaient des exécutions à des intermédiaires liés à la DGSI, manipulant des acteurs convaincus d’agir pour le compte de l’État.
Ce procès, emblématique d'une affaire troublante, dévoile comment des francs-maçons ont pu devenir instigateurs de crimes graves. L’enquête révèle que parmi les accusés se trouvent d'anciens militaires et policiers, tous liés par un réseau criminel visant à éliminer des concurrents.
Les troubles commencent avec la tentative d'assassinat de Marie-Hélène Dini, le 24 juillet 2020. Les deux militaires appréhendés près de son domicile ont affirmé avoir agi sous l'illusion de cibler un agent du Mossad.
Un réseau de barbouzeries démasqué
Dans l'ombre, Jean-Luc Bagur, un homme influent de la loge Athanor, a lancé une commande de mise hors de combat à l’encontre de Marie-Hélène Dini, en raison de leurs rivalités professionnelles. À peine âgé de 69 ans, il a continué à manigancer jusqu'à sa capture.
Révélations cross-referencées à travers les médias nationaux tels que Le Monde, soulignent les implications plus larges de cette affaire, incluant des chefs d’entreprise cherchant à couper court à la concurrence par des méthodes illégales.
Au sein d’Athanor, Daniel Beaulieu, ancien agent de la DCRI, a orchestré ce plan. Il menait une double vie avant son arrestation. Ses acolytes, dont Frédéric Vaglio et Sébastien Leroy, sont eux aussi en poursuite pour avoir réalisé divers actes criminels, allant de l’incendie de véhicules à des meurtres prédéterminés.
Des actions de plus en plus démesurées
Les « missions » confiées à ce groupe ne faisaient qu'escalader : l'assassinat du pilote Laurent Pasquali a été l'une des aboutissements les plus tragiques de leur série d'actions. Selon Libération, S. Leroy, exécutant principal, s'est confessé sur son implication, se décrivant comme un homme manipulé.
Les enjeux s’élevant, les accusés ont été saisis d'un « sentiment de toute-puissance », une description poignante soulignée par Me Jean-William Vezinet, avocats de Marie-Hélène Dini, qui ont insisté sur le fait que ces individus sont supposés œuvrer pour le bien de la société.
A l’heure actuelle, les débats commencent, révélant ainsi les dynamique sombres d’un réseau qui s'était caché derrière des façades respectables. Les témoins et experts s’y joignent, promettant que les révélations porteront un coup sérieux à la perception publique des institutions impliquées.
Le procès Athanor est bien plus qu’un simple jugement : il s'agit d'une investigation sur les frontières floues entre pouvoir et criminalité dans notre société.







