Dans la nuit de vendredi, la mairie de Fresnes, située dans le Val-de-Marne, a été l'objet d'une attaque violente. Un groupe d'une vingtaine d'individus masqués a ouvert le feu avec des mortiers sur le bâtiment, puis a pénétré à l'intérieur, provoquant des destructions sur le mobilier et les installations, à l'approche de l'installation du nouveau conseil municipal.
Selon France Info, la porte de la mairie a été fracturée, permettant aux agresseurs de causer des dégâts importants à l'intérieur du bâtiment. Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues, mais les assaillants ont réussi à fuir, continuant leurs actions de dégradations aux alentours. Ils ont ainsi volé une mini moto dans une auto-école voisine et s'en sont pris à une banque, comme l'a rapporté le quotidien Le Monde.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a réagi vigoureusement via les réseaux sociaux, affirmant que "tout est mis en œuvre pour identifier, interpeller et traduire en justice" les responsables. Il a souligné que "porter atteinte à une mairie, c’est porter atteinte à notre République", signalant ainsi la gravité de ces actes de violence. Ce soutien, il l’a également offert aux élus de Fresnes et à l'ensemble des citoyens de la commune.
Pour assurer la sécurité dans la région, un véhicule de police a été déployé devant la mairie, et la brigade de sûreté territoriale du Val-de-Marne a été mise en alerte. Ce contexte d'insécurité survient juste après une élection municipale où la mairie a changé de main, Christophe Carlier (Les Républicains) ayant remporté 45% des voix, écartant ainsi Marie Chavanon du Parti socialiste, qui a obtenu 43%.
Les dégradations survenues à Fresnes mettent en évidence une tension croissante dans le climat politique local et soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité des institutions publiques.







