Le naufrage du coquillard Le P'tit Vox à Port-en-Bessin a entraîné de vives réactions au sein de la communauté locale, ce mardi matin. Bien que le bilan matériel soit le seul à retenir, les pêcheurs reconnaissent que le pire a été évité.
Le P'tit Vox, quand il a été heurté par le Saint-Jean, était à l'arrêt, ce qui n'a pas empêché un impact violent lors de l'accident. Les deux navires revenaient d'une sortie de pêche à la coquille Saint-Jacques. En l'espace de 17 minutes, le P'tit Vox a sombré. Heureusement, les trois membres d'équipage, secourus par un autre chalutier, L'Indépendant, ont été transportés sains et saufs par un bateau de la SNSM.
Jérémie Boitout, marin-pêcheur avec 16 ans d'expérience, témoigne : "Nous les avons vus arriver, visiblement en état de choc. Ils étaient choqués, et seuls leurs témoignages peuvent illustrer à quel point un tel événement est traumatisant."
L'un des marins a déjà connu un naufrage mortel en 2017
Steven Gérard, président de la SNSM de Port-en-Bessin-Arromanches, confirme l'impact psychologique : "C'est un événement marquant, surtout pour un marin ayant connu un naufrage en 2017 où un membre de l'équipage avait perdu la vie. Les risques auxquels font face les pêcheurs sont souvent sous-estimés, malgré les avancées en matière de sécurité."
Un impact écologique limité
Pour Jérôme Vicquelin, armateur de L'Alliance, le naufrage soulève des questions sur la vigilance des marins. "Bien que ce soit regretable, ce n'était pas en pleine période de pêche. La fatigue peut influencer la concentration, mais ce qui est rassurant, c'est que tous sont sains et saufs," dit-il. Sur la question de la pollution, il tempère : "Il y a certes des fuites de gazole, mais le volume reste très limité comparé à d'autres incidents maritimes ayant un véritable impact écologique."
Actuellement, le sort du P'tit Vox demeure incertain quant à un éventuel renflouement pour expertise.







