Ce mercredi 18 janvier, la Licra, en collaboration avec la Ville de Nîmes, a tenu à honorer la mémoire d'Ilan Halimi avec la plantation d'un olivier sur la colline du Mont Duplan.
« La République ne peut accepter la haine », a déclaré le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, lors de son discours inaugural. Il a rappelé le crime antisémite dont a été victime Ilan Halimi en janvier 2006, affirmant : « Ce n’est pas un fait divers que nous commémorons aujourd’hui, c’est un acte antisémite. Nous ne devons jamais tolérer l’intolérable. »
L’antisémistisme défigure le visage de la République
La cérémonie s'est poursuivie avec la plantation de l’olivier par le maire, le préfet du Gard, Jérôme Bonet, ainsi que Patrice Bilgorai, le président de la Licra de Nîmes, et Chantal May, adjointe déléguée aux espaces verts. Une stèle a également été dévoilée en mémoire du jeune homme.
Patrice Bilgorai a exprimé une grande émotion, saluant ce moment de rassemblement : « C’est une grande émotion partagée. Nous sommes ici pour rendre hommage. » Depuis deux décennies, l’association s’est engagée à lutter contre le racisme et l’antisémitisme dans le département, soulignant que l’éducation et la formation sont cruciales dans cette lutte.
Alors que les élections municipales approchent, Bilgorai a mis en garde sur la nécessité de choisir un maire qui favorise l’unité et ne divise pas les politiques. « L’antisémitisme défigure le visage de la République », a-t-il déclaré. La cérémonie s’est achevée par le dépôt de gerbes, une minute de silence et l’exécution de La Marseillaise en hommage à Ilan Halimi.
Cette initiative s'inscrit dans une volonté collective de préserver la mémoire d'Ilan, tout en rappelant l’urgence de lutter contre toute forme d’intolérance. Comme le souligne un rapport de France 3, chaque acte symbolique est un pas vers un avenir où de telles tragédies ne se reproduiront pas. Il est crucial pour la société d'élever la voix contre la haine et de favoriser le dialogue entre les communautés.







