Dans les petites heures du samedi 24 janvier, le nouveau poste de police municipale de Bourges Nord a subi une attaque sans précédent. Des individus armés de mortiers d'artifice ont lancé leurs projectiles, causant des dommages significatifs à la structure. Cette agression a été vivement condamnée par le maire de Bourges et le préfet du Cher.
D'après France 3 Centre Val-de-Loire, l'attaque s'est intensifiée après quelques heures de dégradations dans le même quartier. Un véhicule de la BAC a également été visé, selon un communiqué du préfet, provoquant ainsi des destructions matérielles.
Samuel Sarazin, secrétaire départemental du syndicat Unsa-Police 18, a déclaré que cette attaque visait à "porter atteinte à l'intégrité physique" de ses collègues. "Ils étaient environ vingt, et les tirs de mortiers étaient précis et dangereux", a-t-il précisé. Le maire Yann Galut, d'un parti Divers Gauche (DVG), a qualifié ces actes d'"inacceptables", précisant que, malgré la gravité de la situation, les pertes matérielles étaient limitées et aucun appartement voisin n'a été touché. "Ces actes s'inscrivent dans un contexte où la police municipale et nationale intensifient leurs efforts contre le narcotrafic, un problème majeur dans notre région, comme ailleurs en France", a-t-il ajouté.
Un déploiement renforcé des forces de l'ordre
Le maire a également révélé que le poste de police rouvrira dans les prochains jours. En réponse à cet incident, le préfet a dénoncé des "atteintes graves à l'ordre public" qui mettent en péril la sécurité des habitants ainsi que celle des forces de sécurité et des sapeurs-pompiers. Une enquête est actuellement en cours pour retrouver les responsables de ces actes criminels.
De son côté, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé sa solidarité et a ordonné un renforcement des forces de sécurité pour assurer le maintien de l'ordre et la protection des citoyens. Des CRS ont été déployés dans le quartier pour garantir la sécurité des lieux et rassurer la population.







