Le 18 mars 2026, un homme de 42 ans, Saïd F., s'est retrouvé en garde à vue pour des menaces de mort en récidive, touchant un personnel médical et un représentant de l'autorité publique. Alors qu'il était déferré devant le procureur d’Aix, Saïd a offensé les gendarmes l'accompagnant, les qualifiant de "fils de p…, vous êtes bidon".
Les gendarmes, ayant activé leur caméra piéton, ont pu filmer pendant environ trente secondes ses insultes. En défense, Saïd a déclaré qu'il avait passé une "mauvaise nuit en garde à vue", se sentant "pas bien" ce jour-là. Il a souligné que c'était le Ramadan et qu'il n'avait pas eu accès à de l'eau, une déclaration qui a été remise en question lors de son audition.
Une situation inacceptable
Depuis le box des accusés, il a ajouté : "Ils m’ont aussi demandé de nettoyer la cellule, ils m’ont plutôt mal traité." La présidente du tribunal, visiblement perplexe, lui a demandé s’il avait porté plainte auprès de l’IGPN. La réponse, un simple "non", a laissé place à des réflexions sur l'importance de la responsabilité individuelle.
Cette affaire soulève des questionnements sur les traitements réservés aux personnes en garde à vue. Les gendarmes, dans une déclaration à La Provence, ont défendu leur professionnalisme et ont précisé que les conditions de détention respectaient les normes. Comme l'indiquent plusieurs sources, l’abus verbal envers les forces de l'ordre est un problème récurrent, jugé inacceptable par de nombreux experts en sécurité. "La violence verbale envers les gendarmes ne doit pas devenir banalité", a déclaré un spécialiste en criminologie.







