Dans la nuit du samedi 30 septembre, une opération rocambolesque a été déjouée aux abords de la prison de Luynes, près de Marseille. Trois jeunes Marseillais, Driss C. et Jodais Z., tous deux âgés de 18 ans, ainsi que Mohamed T., 21 ans, ont été arrêtés par les forces de l'ordre alors qu'ils circulaient en voiture avec un drone à leur bord. Cette situation a immédiatement éveillé les soupçons des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) d’Aix-en-Provence.
Vers 1 heure du matin, la voiture, circulant sans phares à proximité du centre pénitentiaire, a été interceptée. Selon les informations rapportées par La Provence, le drone aurait dû être utilisé pour livrer des objets interdits à l’intérieur de la prison. À l’audience, les versions des trois jeunes ont divergé : tandis que Mohamed T. a reconnu son implication, ses deux compagnons ont nié avoir participé à cette tentative de livraison.
Ces événements soulèvent diverses questions sur la sécurité dans les établissements pénitentiaires. D’après les experts, comme le criminologue Étienne S., « l’utilisation de drones pour livrer des produits aux détenus devient de plus en plus fréquente et pose un véritable défi aux autorités ». L’appareil saisi lors de l’interception a suscité des préoccupations sur le niveau de sécurité au sein de la prison, déjà connu pour ses enjeux internes.
Le tribunal correctionnel d’Aix a alors rendu son verdict, condamnant les trois jeunes après avoir considéré que leur action représentait un risque pour la sécurité publique. Cette affaire remet en lumière la lutte continue des forces de l'ordre contre les tentatives de livraison de biens illicites en milieu pénitentiaire.







