La montée des idées masculinistes, de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux, interpelle la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) et sa directrice, Céline Berthon. Les autorités souhaitent intensifier la lutte contre ce phénomène. Toutefois, comme le soulignent des informations publiées par Le Canard enchaîné, une partie des agents exprime des doutes quant à la pertinence de traiter cette menace dans le cadre de leurs missions.
Un agent de la DGSI, sous anonymat, a confié à Le Canard enchaîné : "on surcommunique sur cette menace pour masquer l’impuissance à enrayer la hausse constante des féminicides conjugaux". Du côté des décideurs, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes a mis en avant la nécessité d'un rapport détaillé sur le sujet, soulignant qu'une nouvelle approche législative pourrait impliquer de créer une catégorie criminelle spécifique au "terrorisme misogyne". Ce changement a été bien accueilli par les défenseurs des droits des femmes.
Le Parquet national antiterroriste et son hésitation face à la menace
Les réticences des agents semblent faire écho à la position du Parquet national antiterroriste, qui n'a pas suivi les recommandations de la DGSI. Un magistrat, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a confié à Le Canard enchaîné : "Il y a une forte pression du garde des Sceaux et des associations féministes pour que les crimes masculinistes soient systématiquement estampillés ‘attentats terroristes’". Cette position a été mise en lumière récemment avec un jeune masculiniste de 18 ans arrêté pour avoir projeté un attentat à Saint-Étienne, un dossier écarté par le Pnat au mois d’avril dernier, en dépit de l'implication de sites masculinistes, selon Valeurs actuelles.







