Un homme de 34 ans, connu sous le nom de 'Le Chat', a été placé en détention provisoire vendredi dernier à Paris. Ce n'est pas un cambrioleur ordinaire, mais plutôt le chef d'une série de cambriolages qui ont intrigué les enquêteurs en raison de leur audace, survenant principalement par les toits des immeubles. L'information a été relayée par le journal Le Monde, qui souligne un préjudice total estimé à près de 10 millions d'euros. C'est avant tout la méthode de cette bande qui suscite l'étonnement.
Un mode opératoire hors norme
Déjà condamné une trentaine de fois, Mohamed S. a élaboré une technique singulière pour accéder aux appartements, en s'introduisant par les toits, façades et gouttières. Selon les informations recueillies par les enquêteurs, ce dernier aurait même utilisé des brouilleurs pour neutraliser les systèmes d'alarme, rendant ses intrusions quasiment invisibles.
Trois cambriolages au cœur de l’enquête
Actuellement, l'instruction porte sur trois affaires majeures :
- Juillet 2025 (8ème arrondissement) : une entreprise spécialisée dans la revente de maroquinerie de luxe cambriolée. Le butin dépasse 800.000 euros.
- Janvier 2026 (16ème arrondissement) : un cambriolage violent visant un député du Parti communiste chinois. Après avoir tenté de résister, la victime a été blessée, entraînant un préjudice de 7,8 millions d'euros.
- Un troisième vol est également sous enquête, selon des sources proches de l'affaire.
Une équipe organisée
En outre, trois complices ont été mis en examen et placés en détention. L'ensemble du groupe est poursuivi pour vols en bande organisée et association de malfaiteurs. Face aux enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB), Mohamed S. a rejeté les accusations les plus graves, clamant : "Je n’ai jamais commis de vol avec violence". Cependant, les agents lui ont rappelé qu'il était déjà sous le coup d'autres enquêtes, impliquant des personnalités connues comme le footballeur Thiago Silva et le rappeur Booba. Mohamed S. a réagi en minimisant la situation, affirmant que "des gens grimpent sur les toits tous les jours".







