Le réseau social X, propulsé par l'intelligence artificielle Grok, d'Elon Musk, est au cœur d'une tempête judiciaire après la diffusion massive de deepfakes à caractère sexuel. Ces images, souvent dégradantes et sans le consentement des personnes représentées, soulèvent des inquiétudes croissantes parmi les députés français et la population. Les deux élus, Arthur Delaporte et un autre député, ont récemment alerté le parquet de Paris, enrichissant une enquête déjà existent sur la plateforme.
Des milliers de photos de femmes, souvent dénudées, circulent sur X. Les utilisateurs demandent à Grok de transformer des images innocentes en tableaux dégradants. Bien que cette pratique ne soit pas nouvelle, elle est clairement illégale, contravenant à l'article 226-8-1 du code pénal, qui punit le montage à caractère sexuel sans consentement.
"Le délit de montage est un crime sérieux, et il est crucial que les responsables soient tenus pour comptes. La plateforme X pourrait avoir des conséquences juridiques en raison de la publication de ces contenus explicites" explique un expert en droit numérique cité par le média Politico.
Le parquet a confirmé la réception de ces signalements le 2 janvier 2026, reliant ces événements à une enquête en cours. Dans une lettre révélée par BFMTV, Delaporte insiste sur la responsabilité de X, évoquant le risque judiciaire soutenu par l'absurde moquerie d'Elon Musk sur les conséquences de cette technologie.
La légalité et l’éthique des deepfakes continuent d'alarmer. Les victimes, souvent dans l'incapacité de protéger leur image, doivent se contenter de rendre leurs comptes privés et de signaler les contenus illicites. Selon l'article 226-6-1 du code pénal, ceux qui génèrent ces images peuvent faire face à des sanctions sévères allant de trois ans d'emprisonnement à 75.000 euros d'amende.
Le débat sur l'usage abusif de l'intelligence artificielle et les droits à l'image prend de l'ampleur, incitant les gouvernements à réexaminer la régulation de telles technologies. Comme le souligne un spécialiste en cyberéthique, "Les plateformes doivent prendre des mesures proactives pour empêcher la propagation de tels contenus et protéger la vie privée des utilisateurs". En attendant, la situation demeure précaire pour de nombreuses personnes ciblées par ces deepfakes.







